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samedi 2 mai 2015

... le stérilet (ou DIU) cuivre!

Coucou!

Oups, j'ai encore laissé ce blog à l'abandon.

Mais je reviens avec un article super chouette où on va parler contraception (et caillots et contractions, mais je ne veux pas vous faire fuir tout de suite).

Alors à toi qui mange devant ton écran, je te conseille vivement de terminer ta tartine de confiture. Maintenant. Parce qu'après, tu n'en voudras plus, crois-moi. Voilà.
Bien, je commence.


Il y a près de deux ans, lassée des oublis de pilule à répétition, je décidais de changer de contraception. J'avais tout essayé pour ne pas oublier, pourtant : l'alarme sur le téléphone, poser la plaquette dans la cuisine à côté du pain que je mangeais le matin, dans la salle de bains à côté de ma brosse à dents, ... rien n'y faisait. Je l'oubliais à peu près cinq fois par mois, stressais sans arrêt quand j'avais ne serait-ce qu'un jour de retard, courrais à la pharmacie acheter la pilule du lendemain au moins une fois le mois, bref, la pilule et moi, on n'était pas vraiment copines.

Insatisfaite devant la (pourtant grande) diversité des moyens de contraception sur le marché, j'ai juste troqué la pilule contre une grosse part d'abstinence, et des préservatifs.

Après sept années de contraception hormonale, j'ai découvert ce que le mot "libido" signifiait. L'arrêt de la pilule - et donc des hormones - a violemment réveillé mes désirs (ou alors était-ce mon célibat fraîchement retrouvé?). Et encore, "violemment", c'est un peu faible, comme mot.


Au fil de mes recherches et lectures, il m'apparaissait clair que la contraception hormonale, sur le long terme en tout cas, n'était absolument pas indiquée, et j'ai alors décidé de me pencher sur des solutions contraceptives non-hormonales. Et accessibles.

Et là, la révélation : le DIU (stérilet) cuivre.
J'en rêvais, je l'ai eu.

J'avais lu divers témoignages dans lesquels on pouvait lire, en vrac : pose douloureuse, règles irrégulières, règles hémorragiques, dépression, risques d'expulsion, efficacité presque optimale, mauvaises odeurs intimes, bonheur, joie et licornes roses.

J'ai pas eu la dépression ni l'expulsion. Ah, et pas de licorne non plus.

Mais j'ai eu l'immense bonheur de tester un peu tout le reste. Je vous raconte, c'est parti pour les détails cracras.
(Pose ta tartine, j'ai dit!)


Visite pré-pose chez le gynéco, je reçois mon ordonnance pour aller chercher le Saint-Graal. Environ 140€, le Saint-Graal quand même. Mais si tout se passe bien, c'est un investissement pour plusieurs années. Ca reste bien plus économique que la pilule ou l'anneau, même si sur le moment, ça fait un peu mal aux fesses.

Après le mal de fesses, venons-en au mal de... A la pose en elle-même, voulez-vous.
Le rendez-vous doit être pris, de préférence, en fin de règles, la pose étant plus facile à ce moment-là. Je ne suis pas parvenue à faire coïncider ce moment avec les disponibilités du gynéco, je ne peux donc pas vous dire si ça a une quelconque incidence sur la douleur.
Dans mon cas, mon col ne s'ouvrait pas. Super. J'étais déjà au bord de l'évanouissement à peine assise dans le cabinet, angoissée avant même d'enlever ma petite culotte, et il a fallu que mon col joue au petit malin en refusant de s'ouvrir. Là, je me suis dit "Ouf, on ne le posera pas aujourd'hui, alléluia!" (dégonflée!). C'était sans compter sur la détermination (ou le sadisme) de mon gynéco qui s'est avancé vers moi, seringue à la main, sourire aux lèvres, en m'expliquant qu'on allait anesthésier mon col, parce que ça permettrait qu'il s'ouvre.
Panique à bord, crispation intense, et détente quand je me suis mise à réfléchir et que, en grande optimiste que j'étais, je me suis dit "Ah ben au moins, je ne sentirai rien!". Ha, ha, ha.
Je ne sentais effectivement presque rien, mais j'imaginais. Et ça, c'est pire que tout. J'imaginais tellement bien que le gynéco a dû s'interrompre : j'étais prise de nausées. Pour de vrai, je me sentais vraiment très mal, si bien qu'on a fait une petite pause. Moi, les jambes écartées sur la chaise de torture, le clito à l'air, et le gynéco, qui avait l'air de trouver sympa qu'on se tape la causette pendant que j'avais l'impression que ma peau allait prendre feu sous la lampe chauffante.
Il a finalement terminé, tant bien que mal, moi toujours nauséeuse, lui toujours aussi enjoué. Je me suis rhabillée en me disant qu'enfin, la galère était terminée, et que ce qui s'annonçait serait forcément génial. Quelle naïveté.

Sur le retour, mon col semblait se réveiller, et les contractions qui ont suivi n'étaient absolument pas agréables. Je saluais alors le courage de toutes ces femmes qui deviennent mères, parce que j'imagine à peine l'horreur que doit être la douleur pendant plusieurs heures.
Bon, j'avoue que j'en ai rajouté un peu pour me faire dorloter en rentrant à la maison, mais quand même, je douillais bien comme il faut.
La douleur s'est estompée dès le lendemain, et a été remplacée par... des saignements. Rien de préoccupant toutefois, j'avais été prévenue que ça arriverait.

(Je ne vous parle pas des trois jours après la pose pendant lesquels je n'osais pas aller faire caca de peur d'expulser le machin, et du mal de bide que je me suis payé. Ce n'était pourtant pas indiqué dans les effets secondaires possibles, mais j'imagine ne pas avoir été la seule à être assez stupide que pour se retenir durant plusieurs jours. Ou peut-être que si, en fait.)


Je ne vais pas vous faire le calendrier des mois qui ont suivi, mais, de septembre à novembre, c'était vraiment l'horreur.
Je ne rêvais que d'une chose : arracher avec mes dents ce satané bout de métal (oui, vous en conviendrez, ça aurait été un peu compliqué, techniquement).
J'ai passé près de trois mois à saigner. Avec, quand j'avais de la chance, des périodes de trois à cinq jours sans aucun saignement. Et là, croyez-moi, C'ETAIT LA FÊTE.
Puis ça reprenait de plus belle. Parfois, j'avais l'impression que je me vidais de mon sang par le bas. Réellement. J'en pleurais, je faisais des malaises à répétition, j'angoissais de voir mon mec se barrer en claquant la porte, frustré par cet engin "merveilleux" que je lui avais vendu avec tant d'enthousiasme.
Bref, trois mois plus tard, les saignements se sont arrêtés, j'ai séché mes larmes, et mon mec était toujours là. Mon stérilet aussi, je commençais à l'aimer.

Ce que j'aimais moins, en revanche, c'étaient les règles qui durent parfois quatre jours, mais parfois dix aussi, ces règles hémorragiques qui font que serviette hygiénique spéciale nuit* changée toutes les heures + deux culottes, c'est pas suffisant pour sauver mes pantalons des fuites embarrassantes. Les caillots de sang pas ragoûtants, c'est nouveau aussi, et c'est vraiment dégueûlasse. Les saignements entre les règles qui arrivent sans crier gare, les petites contractions qui rappellent ponctuellement que ça travaille, là-dedans, c'est plutôt chiant.
Ah, et les règles qui, oh joie, deviennent enfin régulières et qui soudainement, décident de ne plus l'être du tout et te filent un bon gros coup de flip qui t'oblige à passer par la case test de grossesse, c'est pas mal non plus.

Mais sinon, tout va bien, le stérilet, c'est génial (vous sentez la conviction, là?).



Bon, en réalité, et malgré tout ce que j'ai pu en dire plus haut, ce n'est pas si terrible que ça. Les douleurs de la pose ne sont pas aussi affreuses qu'on pourrait le penser, ça vient et ça repart rapidement.
L'irrégularité des cycles, c'est surtout les premiers mois, et ensuite, ça s'arrange. Idem pour les saignements, je remarque une nette amélioration au fil du temps.
Pour les règles hémorragiques, ça n'est pas systématique, certaines femmes seront chanceuses, d'autres moins (et comme je n'ai jamais beaucoup de chance, il fallait que ça me tombe dessus, mais je le vis presque bien maintenant).

Ce qu'il faut surtout retenir, c'est que le DIU cuivre, comme chaque moyen de contraception, a de bons comme de mauvais côtés, et ne conviendra pas à toutes les femmes.
Malgré les côtés négatifs que j'ai largement exposés dans cet article, il y a aussi des avantages à cette méthode contraceptive : une tranquillité de plusieurs années (si tout va bien), un coût bien moindre que les autres contraceptifs, un risque très faible de grossesse indésirée, et surtout, une contraception plus naturelle que toutes les autres, et sans hormones.


Le but ici n'est pas de convaincre de vous tourner vers un moyen de contraception plutôt qu'un autre. Si vous n'êtes pas convaincue de votre contraception actuelle, le mieux est d'en parler avec votre gynécologue.
Et si vous êtes tout de même convaincue d'y passer à votre tour après tout ce que j'ai raconté, je ne peux vous conseiller qu'une chose : de la PATIENCE.
Un DIU, ça s'apprivoise!


Bon week-end à toutes (et tous, si toutefois des hommes se seraient aventurés jusqu'ici!).




Petit clin d'oeil tout particulier à ma voisine, C., à qui j'ai beaucoup pensé tout le long de l'écriture de cet article!
(Si tu l'as lu jusqu'au bout, je t'offre une Kriek! Ah non, pas une Kriek. Pas après ça.)


*Je sais que je vous ai parlé il y a quelques temps de mon amour inconditionnel pour la cup (c'était par ici, pour rester dans le même registre un peu intimiste et un peu sanguinolent). Sauf qu'un jour, je ne l'ai pas rangée dans son petit étui comme à l'accoutumée après stérilisation. Je l'ai posée là, sur le lavabo des toilettes, et la porte n'a pas été fermée.
Et Obiwan est passé par là.
Obiwan, c'est ça :










Et Obiwan, son passe-temps favori, c'est de s'approprier à peu près tout ce qui lui passe sous la dent pour le promener à travers la maison.
Je ne vous fais pas de dessin, ma cup a été retrouvée planquée sous le canapé, criblée de minuscules petits trous, inutilisable.
Alors je suis repassée aux serviettes jetables par facilité, en attendant de recommander une nouvelle cup.
Et puis j'ai oublié.

lundi 9 février 2015

... le body-lift (chirurgie).

Salut à tous!


J'avais envie de revenir sur mon article parlant de ma perte de poids plutôt spectaculaire, plusieurs mois plus tard.

Je vous préviens, ce soir, je vous parle en toute franchise, sans pudeur ni tabou!


En effet, en octobre j'avais, à mon compteur, perdu environ 55kg, et c'est au même moment que j'ai décidé de prendre rendez-vous chez un chirurgien esthétique, afin d'envisager une reconstruction abdominale.

Je vous expliquais alors que l'aspect négatif de cette perte de poids était le fait que ma peau, à un moment donné, et à force de yoyo durant de très nombreuses années, m'avait dit merde, et c'était peu de le dire. Vergetures, graisse qui ne part pas, peau qui pend... c'était vraiment très laid. Très, très laid.
J'avais dans l'idée de débuter le sport, afin de raffermir, mais certaines traces, telles les vergetures, ne disparaissent pas, et elles étaient là, tous les jours, pour me rappeler mon obésité passée.


Lors de ma première visite chez le chirurgien, je lui ai donc expliqué ce que j'attendais, non seulement pour mon ventre, mais aussi pour ma poitrine (trop volumineuse, et cette idée de réduction mammaire trottinait dans ma tête depuis plusieurs années déjà). Après discussion, explications et avoir fait balance entre le pour et le contre, le chirurgien me propose le body-lift.
Au menu : liposuccion des hanches et de la culotte de cheval, puis découpage et rafistolage : on enlève la peau en excès, on charcute découpe et on retend le tout.
Pour la réduction mammaire et redressement de la poitrine (plus que nécessaire, dans mon cas), ça ne pourra se faire en même temps, la peau du ventre devant être tirée vers le bas, alors que celle de la poitrine doit l'être vers le haut (forcément). De plus, le body-lift étant une chirurgie plutôt lourde, et l'intervention longue (dans mon cas, plus de quatre heures), je devais choisir par laquelle commencer.
A mon sens, il était plus logique et plus urgent de s'occuper de mon ventre marqué en premier lieu.

Je suis néanmoins repartie quelque peu déçue par ce rendez-vous : je n'avais pas pu fixer la date de cette intervention. Le chirurgien me demandait, en effet, d'observer un délai de réflexion, parce que l'intervention n'était pas bénigne. 
J'étais pourtant décidée : ça me semblait être la solution miracle à mes problèmes d'acceptation de moi, de mon corps, des changements physiques que j'avais vécus, et la fin de mon angoisse permanente au sujet de mon image de moi et de celle que je renvoyais aux autres (et aussi, de mes TCA).
Aussi, la semaine suivante, je l'ai rappelé, et le rendez-vous pour l'intervention a été fixé : le lundi 19 janvier.

S'en sont suivis d'autres rendez-vous (chirurgien, anesthésiste), un stress, mais ce "bon" stress, celui qu'on ressent quand on est excité à l'idée d'un grand événement, des appels à mon assurance hospitalisation, à ma mutuelle, puis surtout une très grosse douleur aux fesses au paiement du devis. La mutuelle prenant en charge uniquement les frais liés directement à l'hospitalisation, pas les honoraires du chirurgien et de l'anesthésiste, il a fallu que je paie cela de ma propre poche.

Et à l'approche du jour J, une seule appréhension : laisser mes chiens et chats pendant les six jours d'hospitalisation, sans les voir, sans les entendre, sans pouvoir être auprès d'eux.
Je n'étais pas particulièrement angoissée à l'idée de passer sur le billard, à vrai dire je voyais cela comme l'ultime délivrance, la promesse d'un corps dans lequel j'allais me sentir bien, après au moins dix ans de troubles.
La belle connerie.


Mais n'allons pas trop vite en besogne, je vous explique tout de même l'intervention et mon hospitalisation idyllique.
J'avais encore perdu quelques kilos, si bien qu'au jour de l'opération, j'avais perdu en tout et pour tout 60kg. J'étais décidée, j'étais prête, et c'est au petit matin que j'ai embarqué ma valise dans la voiture, priant pour ne rien avoir oublié, laissant, le coeur gros, mes poilus jusqu'à la fin de la semaine (enfin, quand je dis que je les ai laissés, ils avaient une présence permanente auprès d'eux, tout de même!).

Arrivée à l'hôpital, je me fais enregistrer à l'accueil et on m'indique le service où me rendre. J'accoste une infirmière, qui me montre ma chambre, et me voilà livrée à moi-même, avec une voisine de chambre que je ne connais pas, et aucune idée d'où ranger mes affaires.
Je m'impatiente, je suis à jeun (ni boisson ni nourriture depuis minuit, mais également pas de cigarette!), je suis de mauvaise humeur, ça commence bien. Finalement, on vient prendre mes paramètres, on me dit où m'installer et on me présente une blouse magnifique, ouverte à l'arrière pour plus de visibilité lors des promenades dans les couloirs, ainsi que des bas de contention absolument modernes et élégants.
Me voilà prête, le ventre grondant, tirée à quatre épingles dans mon déguisement pas beau du tout, à attendre dans mon lit. J'attends une heure, deux heures, puis finalement, le chirurgien arrive pour faire les marquages sur la peau. C'est bon signe : ça va être à mon tour!





Un peu plus tard, on m'embarque, c'est parti pour un nouveau départ! Les infirmiers sont gentils, l'anesthésiste plutôt pas mal, je m'endors paisiblement, j'ai hâte.
Je me réveille, vaseuse, des heures plus tard, et dois patienter encore un moment avant d'être ramenée dans ma chambre.
Je suis somnolente, nauséeuse, un peu douloureuse, et gênée par les perfusions, les pansements, la gaine et... la sonde urinaire (sans pudeur, je vous avais dit!). Je dors mal, une infirmière passe (trop) régulièrement prendre mes paramètres durant la nuit, puis dans la matinée.
Je ne parviens pas encore à manger, j'ai la nausée, je suis fatiguée.

Ma voisine de chambre est, dirait-on, sénile, elle se réveille durant la nuit - me réveillant à mon tour, me parlant en quasi permanence et recevant des visites à toute heure de la journée et de la soirée.
J'ai mal, je ne parviens pas à me reposer suffisamment, ni de jour, ni de nuit, j'ai la nausée en permanence et ma tension chute dès que je me lève, on finira par m'enlever la sonde urinaire au troisième jour, et à me changer de chambre ce soir-là.

Je dors très bien, cette nuit-là, et je parviens à petit-déjeûner le lendemain matin, reposée.
Mes deux nouvelles voisines de chambre sont calmes et sympathiques, je réussis à avaler un peu de mon déjeûner, et une amie m'apporte à dîner le soir.
Oui parce que bon, parlons-en des repas à l'hôpital! J'ai eu la chance de finalement obtenir des repas plus ou moins végétaliens : au matin, du pain et de la confiture, le midi de la soupe (spéciale pour personnes allergiques, donc sans matières grasses, sans assaisonnement, juste des légumes et de l'eau, mixé), une céréale (une fois du blé, les autres jours du riz) avec une portion de crudités (tomates ou carottes râpées - sans assaisonnement) et une portion de légumes cuits (des carottes, qui sentaient le beurre, j'ai préféré ne pas trop m'aventurer), et le soir, de la soupe, du pain et de la confiture, encore. 
J'avais pris soin d'emmener divers aliments : des yaourts au soja nature, des conserves de fruits, du Sojami à tartiner, des biscuits, des crèmes dessert au soja, des petites briques de lait de soja aromatisé (vanille et chocolat), de la pâte à tartiner au chocolat noir. 
Au final, je me sentais tellement nauséeuse en quasi permanence que je n'ai rien su manger jusqu'au jeudi (et encore, avec grande prudence), où je me suis contentée du pain et de la confiture au matin, de riz cuit et d'une crème dessert au soja fournie par l'hôpital, et - heureusement - du repas bon, sain et équilibré (des spaghetti à la bolognèse de soja) apporté par mon amie (que je profite de remercier du plus profond de mon coeur, coucou :-) ). J'avais tout de même su manger, entre le lundi et le jeudi matin, quelques biscuits que j'avais emmenés.
Le vendredi, le petit-déjeûner était, à nouveau, plus compliqué à faire passer, je me suis donc abstenue de manger mes deux tranches de pain. J'ai mangé la soupe du midi, puis les nausées sont passées et j'ai pu manger le repas du soir, à nouveau apporté par mon amie : des falafels et un mélange de légumes (dans mes souvenirs, patate douce, panais, pâtisson) avec échalotes et mélange d'oléagineux. Un délice, qui est passé sans encombres.

C'est également à partir du jeudi - journée où tout allait enfin mieux - que les douleurs se sont estompées pour ne presque plus se manifester et que j'ai pu réellement marcher sans risquer de me tuer en tombant. Ma tension était certes toujours basse, mais les vertiges étaient moins présents, à condition de me lever tout en douceur.

Au-delà de l'aspect physique, je m'ennuyais ferme. La télévision et le Wi-fi étaient payants, aussi je me contentais de lire et de jouer sur mon portable (qui, heureusement, me permettait de surfer un peu sur le net, à l'occasion), de me reposer et d'attendre les visites quotidiennes.
Mes poilus me manquaient horriblement, et j'avais l'impression que les journées n'en finissaient pas.
Les infirmiers étaient toujours présents et sympathiques, mon chirurgien et l'anesthésiste sont venus également plusieurs fois, mais je ne me sentais pas écoutée.
Je me plaignais des nausées depuis le lundi soir, je n'ai eu, en tout et pour tout, qu'un seul médicament pour ça... le vendredi. Ce n'est pas faute d'en avoir parlé, de laisser mes plateaux-repas intacts, on me disait que c'était peut-être simplement "psychologique".
Je me suis souvent sentie un peu... désespérée, pas prise au sérieux, et quand on est convalescent, qu'on souffre et qu'on se retrouve diminué de toutes ses fonctions, on n'a plus que ses yeux pour pleurer. Et c'est ce que j'ai fait. Beaucoup.
Parce que je voulais rentrer, parce que je m'ennuyais, parce que mes problèmes de tension n'arrangeaient absolument pas les choses, parce qu'on ne voulait pas me croire quand je disais que les nausées étaient bien là, et qu'elles m'empêchaient réellement de manger, et que ça n'était ni un caprice, ni dans ma tête.

Je ne vous explique pas à quel point, le samedi matin, quand le chirurgien est venu et m'a annoncé que je pouvais sortir sur le champ, j'ai été soulagée. Soulagée de rentrer voir mes poilus, de ne plus être alitée et m'ennuyer, puis de pouvoir recommencer à cuisiner de bonnes choses dont j'aurais envie.

Je suis rentrée à la maison, et j'ai mangé. Sans nausées, j'ai mangé ce midi-là, ainsi que le soir. A croire que l'air de l'hôpital me rendait vraiment malade.
Et contrairement à ce qu'a pu croire le personnel médical, ça n'était en rien dû à une quelconque peur de grossir, de manger trop gras, ou que sais-je d'autre.
En revanche, je n'ai pas respecté suffisamment les consignes de mon chirurgien qui étaient d'en faire le moins possible et de me reposer au maximum.
Ce premier week-end à la maison, j'ai voulu faire plein de choses, m'occuper de tout comme je le faisais avant, alléger la charge de travail et de tâches de mon mec qui s'était déjà chargé de tout durant six jours, préparer à manger, être présente pour mes poilus... Et je pleurais, tout le temps. J'avais mal, j'avais très mal alors qu'à l'hôpital, je ne sentais que très peu la douleur. Je prenais des anti-douleurs mais rien n'y faisait. Ca tirait, je sentais que c'était gonflé, j'appréhendais chaque geste, chaque mouvement, ma tension allait un peu mieux mais j'étais épuisée, je me couchais le soir en pleurant toutes les larmes de mon corps, et j'ai finalement compris qu'il fallait que je ralentisse.


Le plus dur n'a finalement pas été l'intervention, ni le séjour à l'hôpital, et encore moins ce premier week-end à la maison.
Le plus dur, ça a été de me rendre compte que j'avais placé tellement d'espoir, trop d'espoir dans cette intervention.
Je pensais qu'à mon réveil, je me sentirais bien. Qu'enfin, j'arrêterais de me trouver trop grosse, moche, pas attirante. Que j'allais respirer la joie de vivre et cesser enfin de penser à mon corps que je détestais depuis presque toujours. Que je serais contente de l'avoir fait, que ça en valait la peine, que les résultats seraient visibles de suite.
Sauf qu'au final, il n'en est rien. Evidemment, le fait d'être obligée de me reposer et d'en faire le moins possible (pas ou très peu de ménage, aucun exercice physique [non, ce type d'exercice physique-là non plus], pas de promenades avec les chiens) joue grandement. Je me sens inutile et coupable de voir tout le monde s'activer autour de moi, et de rester là, toute la journée, sur mon canapé. Alors j'essaie de faire quelques petites choses, du genre cuisiner, histoire de dire qu'au final, je ne sers pas à rien du tout. Mais ça, encore, c'est gérable.
Le plus difficile, le truc que je n'arrive pas à gérer encore, c'est l'aspect "psychologique", que j'avais totalement mis de côté en envisageant l'intervention. On a beau m'avoir retiré 2kg, ce lundi-là, je me sens toujours grosse. Obèse, en fait. Je ne vois aucun changement, ni dans mes vêtements, ni dans mon corps, et encore moins dans ma tête. Je dois porter une gaine H24, ainsi que des bas de contention, je ne parviens pas à m'épiler ni à prendre une douche (ma tension chute systématiquement lorsque je suis debout, sans gaine), j'ai perdu la plupart des sensation des fesses, du haut des cuisses, des hanches et du ventre (ce qui est plutôt désagréable), je ne me sens ni belle, ni désirable, ni amincie. Là, tout de suite, j'ai l'impression que tout ça n'a servi à rien du tout.
Alors j'essaie de me convaincre en me disant que c'est normal, c'est encore gonflé, il faut du temps pour que tout ça ait son aspect définitif, et que forcément, ne pas pouvoir baiser avoir de relations sexuelles joue aussi grandement dans le fait que je ne me sente pas "désirée" (ça plus le fait que je manque cruellement de câlins parce que "peur de me faire mal" - youhou, je ne suis pas en sucre, merde!), et que porter gaine et bas de contention, ça n'aide absolument pas à se sentir jolie.

J'essaie de me donner un peu de temps pour accepter tout ça. Là, c'est encore plutôt galère.


Je vous propose de revenir ultérieurement sur mon évolution, l'article risquerait d'être très long si je vous contais tout d'un seul coup!



J'ai été sympa, je vous ai évité les photos dégueûlasses, l'explication de la cicatrice qui fait le tour de mon corps et mon fake-nombril qui me répugne au plus haut point rien qu'à l'imaginer, mais je reste disponible par mail si vous souhaitez plus d'informations (je précise toutefois que je n'enverrai pas de photos ;-) ).



A bientôt!

dimanche 1 février 2015

... des similis, des boissons, un peu de tout!

Coucou vous!


Une fois de plus, j'ai laissé ce blog à l'abandon. Et une fois de plus, je n'ai même pas d'excuse valable à cette longue attente.

Comme d'habitude, j'ai envie de vous dire à quel point j'ai été occupée, stressée, prise par le temps, j'aurais aimé aussi vous raconter à quel point ma vie remplie m'empêche de tenir ce blog à jour... mais vous savez tout aussi bien que moi que c'est totalement faux. Mea culpa, donc.


L'année 2015 commence, et je n'ai pris aucune résolution. Voyez vous-même, je promets de revenir par ici plus souvent, je ne le fais pas. Je m'étais promise il y a bien longtemps d'arrêter de fumer, je n'ai pas encore essayé.
Alors les "bonnes résolutions" que tout le monde prend, au premier jour de l'année nouvelle, et que la plupart laissent tomber en cours d'année, je n'y crois pas.
Mon année à moi, elle a plutôt bien commencé, et c'est au final tout ce qui m'importe. Beaucoup de changements assez positifs dans l'ensemble, sur lesquels je reviendrai probablement au fil des prochains mois.
J'espère qu'il en est de même pour vous, et que 2015 s'annonce joyeux et plein de bonnes surprises pour vous tous.



Aujourd'hui, j'ai décidé de revenir sur quelques produits végétaliens, achetés soit en supermarché, soit en épicerie bio, que j'ai eu l'occasion de tester ces derniers mois.

Certains valent le détour... d'autres beaucoup moins.


Des jus de légumes, achetés tous deux en Allemagne, en supermarché.
Je n'ai plus les prix en tête, mais dans mes souvenirs, c'était tout à fait abordable.

Le jus de légumes "Jacoby" était meilleur que le deuxième (marque distributeur), trop chargé à mon goût en chou blanc et en betterave.
Ca remplit l'estomac entre deux repas, c'est bio et sans additifs, et malgré la prédominance de jus de tomate, c'est très digeste.




Bon, les glaces ne sont pas tout à fait de saison, je vous l'accorde, mais elles ont grandement fait partie de mon quotidien durant l'été.

A gauche, deux sorbets vendus dans les supermarchés "Colruyt" : en-haut, fruits de la passion, et en-bas, fraise. Pour le prix, dans mes souvenirs, il se situe entre 2 et 3€ le litre, ce qui est plutôt abordable. Ce n'est ni bio, ni sans additifs (néanmoins, les additifs présents ne sont pas d'origine animale), c'est trop sucré (surtout celui aux fruits de la passion) et donc pas franchement rafraîchissant comme on pourrait l'attendre d'un sorbet, mais ça se mange sans y être forcé, quand même, avec de préférence des fruits frais pour couper un peu le côté trop sucré du sorbet.
Trouvables en Belgique à prix abordable, donc (il en existe d'autres goûts, que je n'ai pas eu l'occasion d'essayer).

En-haut à droite, de la glace au chocolat (au lait de soja). Achetée en supermarché en Allemagne, elle est garantie adaptée à une alimentation végane et son prix est d'environ 3€ pour 750ml, un peu plus chère que les sorbets, mais de qualité nettement supérieure. Cette glace au chocolat a ravi tout le monde, VG comme omnis, si bien que désormais, j'en ai toujours dans mon congélateur. Onctueuse, sucrée juste comme il faut, le goût du chocolat est bien présent, celui du soja pas trop, une petite douceur merveilleuse dont on ne peut plus se passer!
La marque Swedish Glace propose plusieurs autres parfums (vanille, framboise, myrtille) dans le même conditionnement, ainsi que d'autres produits tels que des cornets, des glaces enrobées, etc., mais je n'ai pas encore eu l'occasion de les trouver en magasin.

En-bas, à droite, de la glace à la vanille, à base de lait de soja, disponible dans tous les supermarchés de la chaîne "Delhaize", à 4.2€ le litre, ce qui est un peu cher. N'étant pas spécialement friande de glace à la vanille, et ce depuis toujours, j'apprécie tout de même celle-ci, légère et au goût de vanille assez prononcé. Toutefois, son prix est, pour moi, rédhibitoire, surtout pour de la "simple" glace à la vanille. La marque (belge) propose également des cornets, auxquels je n'ai pas encore succombé, leur prix plutôt élevé (dans mes souvenirs, plus de 6€ les huit cornets) m'en a jusqu'à présent dissuadée.


Faisons à présent un tour chez Alpro (dont les produits seront bientôt commercialisés en France, info vue il y a seulement quelques jours), avec une large gamme de produits de qualité, comme d'habitude, bien que les prix soient un peu élevés pour une consommation régulière.

D'abord, des similis carnés. La marque Alpro frappe fort, avec des similis de qualité assez exceptionnelle, à s'y méprendre pour beaucoup, aux goûts variés et pour toutes les occasions.

Les "schnitzels" (3.05€ les deux, soit tout de même 17.94€ le kilo - prix basé sur la boutique en ligne des supermarchés Delhaize, où il est le plus facile de trouver les produits de la marque), deux escalopes "de poulet" qui me rappellent systématiquement celles que nous servait ma grand-mère et qui avaient une forme de dinosaure, quand, petits, on allait déjeûner chez elle le midi. Le goût et la texture sont particulièrement bluffants, sans pour autant dégoûter. Très légers, ils s'accommodent comme bon vous semble (grillés et servis nature, dans un burger, avec une sauce aux champignons et crème soja, etc.).

Les burgers au brocoli (3.35€ les 170gr., soit 19.741€ le kilo) sont également très bons. Moi qui ne suis pourtant pas grande amatrice de brocoli, j'ai mangé ces burgers avec envie et plaisir. Le goût du brocoli est certes présent, mais quelque peu atténué par le pané. Ces burgers feront sans doute manger du brocoli à ses plus fervents détracteurs. Ils manquent toutefois, selon moi, d'un peu de sel et de poivre, mais il est tout à fait possible d'en ajouter par-dessus lors de la cuisson.

Enfin, les burgers doux, au soja, blé, poivrons, carottes et maïs, sont proposés à 3.09€ les deux (soit 170gr., comme les précédents similis plus haut), et donc 18.18€ le kilo.
Le goût de ces burgers est effectivement très doux, comme le promet la marque, mais les légumes sont malgré tout bien présents. La texture est à la fois ferme sous la dent et onctueuse, ils sont absolument parfaits servis simplement grillés, ou dans un pain à burger (traditionnel ou ciabatta). La présence des poivrons permet aussi bien de le servir avec un riz aux légumes qu'à "l'italienne", ou même avec un gratin de pommes de terre. Un burger très polyvalent et délicieux.





Alpro propose également un grand nombre de boissons végétales. Principalement au soja : nature, nature version non sucrée (et idéale pour les gratins, purées, béchamels), vanille, chocolat, banane, fruits des bois, "Macchiato", mais aussi à l'amande, à la noisette, à l'avoine, à la noix de coco et au riz.
Ils sont tous, pour ce que j'en ai goûté, évidemment, délicieux mais relativement chers.
C'est donc un petit plaisir occasionnel que de m'acheter de tels produits, le plus souvent je me contente de lait de soja de supermarché discount, ou de marques distributeur en proposant à prix plus réduits.
Mon plaisir occasionnel préféré est sans doute ce lait de soja au délicieux goût de macchiato. D'une onctuosité très agréable, il n'est ni trop sucré, ni trop fort en goût (je n'ai pas pour habitude d'apprécier le goût du café en général). Il se boit aussi bien froid (bien frais, sorti du réfrigérateur) que réchauffé (pour les matinées d'hiver). Seul hic, son prix : environ 1.80€ le litre (selon le supermarché), un peu cher pour être consommé au quotidien.


Dans le même genre, je m'étais laissée tentée, lors de l'un de mes (trop) (nombreux) passages chez DM (chaîne de droguerie en Allemagne, qui propose également les produits Alverde), par ce petit café à emporter qui m'avait l'air tout à fait sympathique. 1.25€ pour 230ml., le prix me paraissait plutôt correct, d'autant plus quand on connaît la qualité des produits de la marque Alnatura.
J'ai toutefois été extrêmement déçue, le goût était très amer, pas suffisamment sucré, une grosse, grosse déception.

Le petit bijou de cet article, c'est sans aucun doute ce produit : un yaourt façon "Strudel" aux pommes.
Nouveau produit proposé par la marque Alpro, je n'y avais pas encore goûté jusqu'à tout récemment (bien que l'envie y était, croyez-moi). A 2.25€ les 400gr. (soit 5.63€ le kilo), ce petit bijou se mérite! En effet, je ne consomme que très rarement des produits de type yaourts ou crèmes dessert, non seulement en raison de leur prix, mais aussi - et surtout - parce que je ne mange que rarement entre les repas, et que je n'ai pas pour habitude de prendre un dessert.
Si on compare le prix au kilo de ce yaourt à d'autres grandes marques, cela reste tout de même dans les normes (le plus souvent, les prix des yaourts de marques oscillent entre 4€ et 9€ le kilo), mais vu la vitesse à laquelle le pot est englouti, ça fait un peu mal aux fesses.
Crémeux, onctueux, sucré juste comme il le faut, il semblerait qu'on ne puisse absolument rien lui reprocher... si ce n'est, peut-être, une envie de goût de Strudel un peu plus prononcée ;-)




J'ai encore une multitude de produits à vous présenter, mais ne soyons pas trop gourmands, chaque chose en son temps.
Je reviendrai prochainement sur d'autres similis et aides culinaires, du meilleur au plus décevant.

Un peu de patience... ;-)


Bonne soirée à vous tous!

jeudi 9 octobre 2014

Comment j'ai perdu 50kg en devenant végétalienne.

J'ai eu envie de revenir aujourd'hui sur mes deux ans (et un peu plus même) de végétalisme, parce que ça a réellement changé ma vie, en plus de changer celle de chaque animal qui ne se retrouve désormais plus dans mon assiette.


J'ai franchi le pas en 2012, aux environs de Pâques ou un peu avant, dans un souci d'éthique uniquement, et j'étais très loin d'imaginer tous les bénéfices que j'allais tirer de ce changement de vie.


Le changement le plus visible et le plus radical a été ma perte de poids. Au début de mon végétalisme, je n'ai pas vu de changement, je n'ai ni pris, ni perdu de poids durant plusieurs mois. Puis enfin, j'ai perdu, un peu, puis beaucoup, puis à nouveau un peu, pour au final peser... 50kg de moins qu'au départ! Bon, je triche un peu, ce sont en réalité 55kg que j'ai perdus (mais je trouvais que "50kg", dans le titre, ça faisait beaucoup plus accrocheur), sans efforts, sans restrictions, sans faire particulièrement attention à ce que je mangeais.

Du XXL au M.


Il y a deux ans de cela, alors même que je commençais ce blog, je pesais un peu plus de 115kg... pour 1m60. J'ai beau essayer de m'en souvenir, je ne sais plus comment j'en suis arrivée là. Un petit ami qui grignote à côté de moi, le stress à l'école, le début de la fac, la vie en studio loin de papa et maman, puis un premier job, un état de fatigue quasi permanent, pas envie de cuisiner, encore du stress, beaucoup de coups durs...
Alors j'ai grossi, un peu d'abord, pour finalement en arriver à plus de 115kg, un beau matin. Le chiffre clignotait sur ma balance et je n'en avais alors... rien à faire. Vraiment. Ce n'était qu'un chiffre, ça n'avait aucun sens, je ne me voyais pas aussi grosse, puis les piles de cette balance, qu'est-ce qu'elles étaient vieilles aussi.
Personne ne me regardait, personne ne me faisait de remarques, et tout allait bien dans le meilleur des mondes.
J'étais alors végétalienne depuis plus de six mois, mon poids était stable, mais je ne maigrissais pas, et je n'y pensais tout simplement pas.
Du 46/48 au 38/40...
Puis un beau jour, une remarque. "Oh, tu as maigri dis donc!". Ah bon? Je ne m'en étais pas rendue compte. Enfin, peut-être bien, mais mon poids était alors le dernier de mes soucis (chose assez étrange, quand on sait que pendant mon adolescence, je m'étais longuement battue contre les TCA), je ne faisais ni attention à moi, ni à l'image que je pouvais renvoyer aux gens qui m'entouraient, et encore moins aux vêtements que je portais et qui devenaient bel et bien trop grands, petit à petit.


Comme je le disais plus haut, je n'ai pas fait de "régime" à proprement parler. J'ai continué à manger végétalien, à m'ouvrir à la cuisine, à varier et équilibrer les repas.
J'ai sauté de joie en essayant un pantalon en taille 42 au magasin. C'était en décembre 2013, et il me fallait des vêtements pour les fêtes.
Depuis ce moment, j'ai encore perdu un peu de poids, étant donné que ces mêmes pantalons sont devenus trop grands.



Mais alors, qu'est-ce qui a concrètement changé dans mon alimentation?

Les quelques produits laitiers que je consommais encore ont été remplacés par des aliments moins gras : lait et laitages ont laissé place aux laits et préparations végétaux(-les), la margarine et les différentes huiles ont remplacé le beurre, et les fromages n'ont pas été réellement remplacés, si ce n'est dans quelques rares plats (en fait, je m'en passe très bien et ne ressens pas le besoin de consommer des fromages végétaux, bien qu'on en trouve pour tous les goûts).
Je me passe désormais très bien de sauces telles que la mayonnaise (même s'il m'arrive d'en faire à base de crème soja à de rares occasions) ou d'autres sauces grasses servant à accompagner toutes sortes de mets, et j'ai presque totalement laissé tomber les biscuits et autres aliments à grignoter du commerce, puisqu'ils contiennent, pour la plupart, des oeufs. J'en achète très rarement, en magasin bio (principalement les biscuits du Moulin du Pivert qui sont délicieux), mais les prix restent relativement élevés pour mon petit budget et le choix végétalien n'est pas encore très étendu.

Voyant que je perdais du poids de façon régulière, et afin de mettre toutes les chances de mon côté, j'ai quelque peu modifié mes habitudes alimentaires (quand même, un peu).
J'essaie de boire le plus souvent possible des jus de fruits ou smoothies faits maison, au moins une fois par jour (même s'il faut avouer qu'en ce moment, je fais souvent l'impasse dessus) et en général de consommer plus de fruits, chose que je ne faisais jusqu'alors jamais.
J'ai également intégré une plus grande part d'aliments crus au quotidien. J'essaie de remplacer la moitié des légumes cuits que je mange sur une journée par des légumes crus. J'y arrive avec facilité lorsqu'il fait beau, moins les jours plus froids.
J'ai restreint les grignotages : plus (trop) de chips devant la télévision, plus de pain entre les repas, plus de "repas-apéritif" en rentrant du travail (du style l'assiette de pâtes qui traîne au frigo là, en guise de goûter avant de préparer le dîner... non!).
J'ai appris à manger un peu moins rapidement, j'essaie au maximum de profiter de chaque bouchée, de prendre le temps de goûter ce que je mange.
Et surtout, je varie! Je cuisine beaucoup plus souvent (tous les jours, en fait), des produits frais, le plus souvent de saison, je mets de la couleur dans mes assiettes, je mélange les textures, les saveurs, j'ose cuisiner des aliments jusqu'alors inconnus, ou même donner une seconde chance aux aliments que je n'aimais pas.




Mon poids reste assez stable et tourne aujourd'hui autour des 60kg. Parfois un peu moins, parfois un peu plus.
Je surveille désormais la balance d'assez près, je pleurniche lorsqu'elle affiche "61.9" et me promets de ne plus manger autant de chips devant la télévision, et je saute de joie lorsque je vois "58.6"... et m'autorise le sachet de chips à moitié vide qui traîne, là, dans le placard.

Cette perte de poids importante a totalement changé ma vie. Réellement.
Aujourd'hui, je peux :
- marcher plus de 500m dans la rue sans être essoufflée (je marche d'ailleurs bien plus que ça parfois) et je n'angoisse plus à l'idée de ne pas trouver un bus pour me rendre d'un point A à un point B lorsque je me déplace, par exemple, en ville,
- monter des escaliers sans me fatiguer (parfois même courir, tout dépend de mon temps de réaction à la sonnette de la porte d'entrée),
- faire de l'exercice (modérément hein, je reste néanmoins très faignante...) quand l'envie me prend, bien que mes articulations soient quelque peu rouillées,
- trouver des vêtements à ma taille dans tous les magasins de fringues,
- me sentir presque bien dans mon corps (bien que je ne doute pas que ce soit le cas d'autres personnes, et ce quel que soit leur poids).
Perdre du poids a eu évidemment une influence positive sur ma santé, mais aussi sur mon état d'esprit.

Toutefois, il existe, de ce que j'en vis au quotidien, quelques aspects plus "négatifs" à être "plus mince". Aujourd'hui, les gens me regardent. Ce qui me met la pression. J'ai l'impression qu'on en attend plus de moi. Qu'aux yeux des gens, une femme, pour autant qu'elle ne soit pas "trop grosse", doit forcément prendre soin d'elle, se maquiller, bien s'habiller, avoir des cheveux soigneusement coiffés. Le regard de l'autre est parfois pesant, voire oppressant, j'y accorde en tout cas beaucoup plus d'importance qu'avant. Ce qui a pour conséquence que, malgré 55kg perdus, je ne me sens toujours pas "à mon goût". Plus je perds du poids, et plus j'en veux encore, et encore. Je n'en ai pas assez, je ne me trouve toujours pas belle, j'ai l'impression de peser des centaines de kilos, je veux maigrir encore.
Le deuxième et unique autre aspect plus négatif, et, j'en conviens, j'en suis seule fautive, c'est l'aspect de mon corps. Après avoir pris du poids, puis perdu, puis encore pris, beaucoup, puis perdu énormément, ma peau m'a dit "merde". Je n'ai pas eu le courage/l'intelligence de faire du sport régulièrement pendant ma perte de poids, et, pas la peine de vous faire un dessin, je n'ai pas retrouvé le corps plus ou moins ferme de mes 15 ans. C'est pourquoi je me suis décidée à faire (un peu) de sport de temps en temps, histoire de raffermir "tout ça". N'étant pas un modèle de discipline et de volonté, je ne peux pas encore vous parler des résultats de ces petits exercices (dénichés sur le net, faut pas pousser, la salle de sport, c'est loin), mais peut-être y reviendrai-je un jour.


Du XXL au M.


Je n'affirme pas haut et fort que le végétalisme fait des miracles en matière de santé, ni qu'il s'agit d'un "régime" efficace.
Si vous souhaitez vous lancer, faites-le pour chaque animal que vous épargnerez aux repas. Faites-le pour vivre dans le respect de l'Autre et de la Vie dans sa globalité. Faites-le pour vivre en paix avec vous-même.

Je suis également loin, de par cet article, de fustiger les personnes souffrant d'obésité, ni même de dire que c'est facile de perdre du poids. Ca ne l'est pas, c'est un combat de chaque instant, c'est extrêmement difficile psychologiquement de devoir vivre au quotidien avec des kilos en trop et d'essayer à tout prix de les perdre. J'ai été dans cette situation, et ne peux qu'encourager chaque personne qui souhaite maigrir, cela demande énormément de courage (et non, tout ceci n'est pas qu'une question de "volonté").


Voilà pour aujourd'hui, bonne soirée à vous!




mercredi 20 août 2014

A la découverte des vernis Kiko

Une petite virée entre filles à Lille en juillet, une journée entière à Euralille, et passage obligé chez Kiko!

J'avais déjà entendu parler de la marque chez Ana (son super blog par ici), et, étant une inconditionnelle des vernis à ongles, je ne pouvais, bien évidemment, pas passer à côté de cette occasion en or!
Je suis toutefois restée extrêmement raisonnable, et n'ai ramené à ma collection que huit flacons de vernis.
Huit nouveaux petits précieux, dont je vous parle aujourd'hui.



Haut, de gauche à droite : Grass Green (391) - Orange Red (236) - Blueberry Glitter (277) - Dark Peony Pink (284).
Bas, de gauche à droite : Beige Chrome (303) - Turquoise (387) - Dark Carmine Red (287) - British Jean (465).


Comme vous pouvez le remarquer si vous avez été faire un tour sur le site de la marque, les prix sont vraiment tout petits!
Le prix de base des vernis "standard" est de 3.90€, et celui de la gamme "Denim" (le British Jean par exemple) est de 5.90€.
Ces prix sont assez souvent réduits, tant sur le site de la marque qu'en boutique, n'hésitez pas à y jeter un oeil régulièrement!


Je n'ai pas encore eu le temps de tous les tester, mais j'ai assez d'expérience sur la marque maintenant pour vous en parler.

Le Orange Red m'avait tapé dans l'oeil dans la boutique. Au départ pourtant, les vernis de teinte corail me rebutaient, peu habituée à porter des couleurs aussi voyantes sur les ongles. Puis est arrivée ma commande ELF et dedans, le Mango Madness, que j'avais essayé uniquement pour me convaincre que le corail, ça ne m'allait décidément pas, et que finalement, je mets souvent parce qu'il est vraiment très beau.
Quand j'ai mis les nouveaux arrivés dans mon coffre-fort la boîte de rangement, je me suis rendue compte que ce Orange Red n'était en réalité pas très différent des deux corail que j'avais déjà :

Mango Madness - Orange Red - Fire Coral
Afin de vérifier ma théorie, et avant de m'en badigeonner les doigts, j'ai donc vérifié (et, par la même occasion, customisé mon briquet) en les appliquant l'un à côté de l'autre.
La différence n'est pas flagrante certes, mais on fait très bien la distinction entre les trois teintes qui ne sont, non, vraiment pas identiques.




Premier essai, première satisfaction :

La teinte est très chaleureuse et lumineuse. J'aime beaucoup le rendu!



Deuxième essai, deuxième satisfaction :

Le Green Grass, associé au Dark Carmine Red : un duo qui déboîte! Je doutais un peu de l'association des couleurs, finalement ça rend pas mal du tout... si vous aimez ne pas passer inaperçu.



Troisième essai, première déception :

De base, je ne suis pas très fan du turquoise, déjà. Sauf que dans la boutique, j'ai trouvé la couleur sympa, flashy et doux à la fois, et je me suis dit "Pourquoi pas". Sauf qu'au final, une fois sur mes ongles, je me suis plutôt dit "Oui mais en fait non". La couleur est exactement celle promise par le flacon, mais elle n'est tout simplement pas à mon goût. En tout cas, pas sur dix ongles à la fois.



Quatrième essai, troisième satisfaction!
Le Dark Peony Pink rempli toutes les promesses annoncées par le flacon : une couleur flashy mais pas vulgaire, une jolie teinte pas trop rose-froufrou, cette couleur passe avec tout.





Je reviendrai dans un prochain article sur les trois derniers vernis que je n'ai pas eu l'occasion, jusqu'à présent, de tester.

En attendant, faisons un petit récap' de ce test vernis.


Ce qu'on en retient :
L'application est très facile, deux couches suffisent amplement pour un joli rendu, l'odeur du vernis n'est pas aussi forte que celle des vernis ELF et le temps de séchage est tout à fait raisonnable.
En revanche, j'ai l'impression que la tenue est moins bonne. Au bout de moins de 24h après l'application, le vernis s'était déjà légèrement enlevé sur le bout de mes ongles (et ce, avec tous ceux testés ici), je n'avais pourtant rien fait de particulier qui aurait pu expliquer une tenue moins bonne.

Les vernis Kiko restent néanmoins de bons produits, non testés évidemment, peu chers, d'assez bonne qualité et les teintes proposées par la marque sont innombrables, de quoi satisfaire chacune d'entre nous!


A mercredi prochain pour un nouvel article cosmétique!

mercredi 13 août 2014

J'ai testé pour vous... La coupe menstruelle.

Vous l'aurez compris, cet article s'adresse principalement aux femmes, puisqu'aujourd'hui, nous allons parler coupe (ou cup) menstruelle.

Comme beaucoup d'autres blogueuses l'ont fait avant moi, j'ai testé et approuvé ce petit objet merveilleux et miraculeux qu'est la cup.

D'abord sceptique puis convaincue, il m'a fallu du temps pour oser franchir le pas et commander ma toute première cup il y a un peu plus de deux mois de cela.
De nombreux sites proposent désormais la vente en ligne de coupes menstruelles, les modèles sont divers et variés : il en existe des petites, des moyennes, des grandes, des colorées, des plus sobres, en latex, en plastique, de quoi répondre aux besoins de chaque femme.


Pour ma première cup, mon choix s'est porté sur la MeLuna M.
MeLuna est une marque allemande qui propose des coupes en plastique TPE. Leur prix sur le net se situe aux alentours de 15€ (prix auquel je l'ai achetée sur le site La Fleur de Sang - que je vous recommande vivement : des produits de qualité, livraison rapide et service impeccable).
A refaire, je prendrai certainement une taille L, ayant des règles assez abondantes. Et je commanderai peut-être également une taille S pour les deux derniers jours du cycle.


Coucou petit bijou.


L'insertion est assez simple, il suffit de la plier (différentes méthodes sont expliquées dans le petit mode d'emploi reçu avec la cup), de l'insérer dans le vagin et de vérifier qu'elle soit bien déployée pour recueillir le flux.
Pour le retrait, pousser légèrement aide à faire descendre la cup ; il suffit alors de la retirer en prenant soin de pincer l'extrémité du réservoir entre deux doigts afin d'éviter les éclaboussures, sans quoi vous risquez bien de repeindre votre pièce aux couleurs de Gryffondor. Je n'ai pas besoin, je pense, de vous expliquer comment la vider et la rincer soigneusement avant de la remettre.

Le seul souci que j'ai rencontré était lors du premier retrait. L'insertion s'était passée sans encombre, c'est donc sereine que je m'apprête à retirer l'engin quand soudain... elle avait disparu! Ma cup s'était perdue dans l'immensité de ma galaxie vaginale, et j'ai bien cru ne plus jamais la revoir. Mais ça, c'était avant qu'une amie m'indique qu'il fallait pousser un peu pour la faire redescendre. Après hésitation (quand on vous explique qu'il faut pousser "comme quand on accouche" alors qu'on n'a jamais eu d'enfant et que vous n'êtes pas censée savoir comment une femme en plein travail pousse pour faire sortir le bébé qui a grandi en elle, c'est assez difficile à imaginer et à mettre en pratique), j'ai fini par retrouver la coquine et à la retirer tout à fait facilement.


Passons en revue les avantages de la coupe menstruelle :
- Plus de déchets (serviettes jetables ou tampons - et emballages), donc solution écologique.
- Le prix : payer entre 15 et 30€ (selon la marque) pour une coupe qu'on garde de nombreuses années (voire même toute une vie) contre... plusieurs milliers d'euros dépensés en serviettes/tampons durant toute une vie, ça vaut largement le coup.
- Le confort : plus de serviette qui donnent l'impression d'avoir mis une couche, plus de poils accrochés à la serviette quand il faut la retirer et qui donne l'impression d'avoir un énorme sparadrap entre les jambes qui va bien finir par vous laisser la boule à zéro.
On ne sent pas la cup, une fois insérée. Et le top du top : toutes les folies sous-vêtementesques sont permises... même le naturisme foufounaire, ce qui est plutôt génial pour celles qui, comme moi, aiment dormir (ou vivre) nues.
- La sécurité : il faut le dire, avec la cup (bien insérée et vidée régulièrement, s'entend), les risques de fuites sont vraiment minimes.
- L'hygiène : la coupe doit être stérilisée en début et en fin de cycle afin de garantir une bonne hygiène. Contrairement aux serviettes ou aux tampons, la coupe ne provoque pas de sécheresse vaginale ou de mycose, pas de frottements désagréables, pas de risque de syndrome de choc toxique (risque présent en cas d'utilisation de tampons). Elle ne contient pas non plus de produits chimiques ou de parfums. Les risques d'allergie pour les utilisatrices de la coupe sont donc minimes.

Je n'ai, à l'heure actuelle, pas encore trouvé d'inconvénient à la coupe, vraiment aucun.
Je signale toutefois, selon mon avis et mon expérience personnelle, qu'une bonne connaissance de son anatomie interne est un plus pour les premières fois, ça permet de l'insérer et d'aller vérifier, de réajuster facilement si nécessaire, et de ne pas hésiter pour le retrait de l'engin. Mais avec un peu d'entraînement, ça s'apprend très vite.



Tout ça pour vous dire que la cup, c'est la vie. Un petit bonheur de chaque instant (sans exagérer) qui vous fait presque oublier à quel point être une femme, une semaine par mois, c'est un peu injuste.


Convaincue? Alors, vous vous lancez quand?

mercredi 7 mai 2014

...Eyes Lips Face!

Connaissez-vous Eyes Lips Face (E.L.F.)?
Cette marque de cosmétiques est vegan, et propose des prix miniminis.

Habituée désormais aux produits Alverde, j'avoue avoir un peu de mal à m'en détacher et à aller voir ailleurs.
C'est quelque peu dubitative que je parcourais leur boutique en ligne tout récemment, à la recherche de blush et de rouge à lèvres, produits rares si on veut réellement du vegan (ils contiennent le plus souvent, respectivement du carmin et de la cire d'abeille).
Les prix sont étonnants, voire intrigants : des flacons de vernis à 1€, des rouges à lèvres à 5€, quand je vous disais qu'ils proposaient des prix miniminis!

Avec quelques copines tout aussi nécessiteuses de maquillage que moi (si, je vous l'assure!), nous avons décidé d'une commande groupée.
Sachez que sur E.L.F., pour toute commande supérieure à 75€, les frais de port sont offerts. Oui mais voilà, vu les prix minis des produits, il faut en commander un petit paquet avant d'arriver à la somme requise.
Dans notre cas, facile, nous étions quatre, et avons donc passé la commande un samedi soir, excitées comme des puces devant nos écrans respectifs (ça fait très superficielles, dit comme ça, mais ça ne l'est pas en réalité, ou si peu).

Commande validée un samedi soir. E-mail de confirmation reçu aussitôt.
Paiement effectué le dimanche.
E-mail de validation reçu le mercredi (à savoir que le lundi était un jour férié - Pâques), signalant que la commande était en préparation.
Nouvel e-mail reçu le jeudi, signalant que le colis était expédié.
Avis de passage laissé par mon facteur dans ma boîte aux lettres le vendredi, à 9h33 très exactement.
C'EST DU RAPIDE, je vous le dis.
Colis récupéré seulement le lundi suivant, les bureaux de poste étant fermés le week-end.

Je vous épargne les cris d'excitation lors de mon retour à la maison avec le Saint-Graal (je m'en excuse encore auprès de mes voisins), les textos et messages privés sur Facebook dégoûlinants de "iiiii" échangés avec les copines et la frénésie lors de l'ouverture du colis, que voici :





Après avoir fait le tri des produits, je découvre ce que j'avais commandé, et tant attendu (enfin, pas très longtemps).

Quelques flacons de vernis. Quelques, c'est très exactement dix-sept, dans mon cas. Mais pour ma défense, il s'agit de minis-flacons. Donc pas grand chose, au final.

J'ai pris un set de trois vernis (3€) :

contenant le Golden Goddess, le Blush et le Cranberry.

Et le cube de quatorze vernis (14€) :


contenant les vernis suivants : Desert Haze, Taupe of the world, Smoky Brown, Misty Haze, Green Machine, Glamour Girl, Blushing Beauty, Dazzle Diva, Red-y-or-not, Cherry Bomb, Violet Velvet, Sea Escape, Gold Star et Chic Confetti.

Je reviendrai sur les vernis individuellement dans un prochain article.



J'avais également commandé un rouge à lèvres minéral (5€) :

Ici, la teinte Cheerful Cherry. Je comptais le garder uniquement pour les soirées et autres événements festifs, finalement je trouve qu'il n'est pas trop prononcé. Il a une bonne tenue et est facile d'application. Il s'enlève facilement et, point important, il ne marque pas les verres, ni même les filtres de cigarette. Une bonne tenue, je vous dis!


Et enfin, j'ai acheté un blush studio (4€, la teinte "Blushing Rose"), un pinceau à blush (4€) et un highlighter (2.50€, la teinte "Gold") :


Je suis tout à fait satisfaite du blush, qui reste discret mais qui donne un très joli rendu. Je n'ai, en revanche, pas encore pu réellement tester le highlighter, mais j'y reviendrai prochainement.



Satisfaite de mes produits, c'est avec envie et frustration que je reçois chaque semaines la newsletter d'ELF...

Une prochaine commande suivra, sans aucun doute, vu la rapidité de la commande et les prix fous!





Rendez-vous mercredi prochain pour un nouvel article cosmétiques!

dimanche 13 octobre 2013

... Le Paris Vegan Day 2013

Le Paris Vegan Day 2013, c'était hier, le 12 octobre, à Paris.
Le site Internet du salon : http://www.parisveganday.fr/

Il est 6h30, je me rends chez mon amie, les bras chargés : l'appareil photo est chargé, mes croissants vegan sont prêts, mon porte-feuille bien rempli.
7h, départ d'abord pour embarquer les deux autres vegans belges nous accompagnant.

On prend la route, direction Paris.
Ca discute dans la voiture, on parle de véganisme, de végéphobie, on débat. On mange également les croissants que j'avais préparés la veille, on fouille jusqu'au fond du plat pour en avoir un au chocolat.

Il est environ 11h30 lorsqu'on arrive à Paris.
Après avoir garé la voiture (et prié pour que le parking ne soit pas trop cher), on se rend aux Docks, au bâtiment du Design et de la Mode.

Et là... une file infinie nous attend. Bref, on n'est pas prêts de pouvoir entrer.
Mon amie, son fils et moi-même avions commandé nos entrées à l'avance, chose qui ne pèse visiblement pas dans la balance pour rentrer. On attend, ça râle, ça bouscule, ça s'impatiente.

Il est enfin aux alentours de 12h15 quand nous entrons au salon. On reçoit nos bracelets, on observe de loin.

Devant êtres rejoints par des amies françaises, on les attend devant le stand Vitamix (pour ceux qui ne savent pas encore ce que c'est, plus d'infos par ici : https://www.vitamix.com/ ). Comme j'avais faim, on écoute patiemment les explications de l'exposant, et on déguste les préparations fraîchement sorties de ce blender si particulier : du smoothie vert, du potage (prêt en cinq minutes, incroyable), de la limonade fraîche.

Une fois nos amies arrivées, on entame un premier tour du salon.
Il faut être patients, il y a du monde partout, et principalement aux stands qui proposaient des dégustations (les vegans sont décidément de grands gourmands!).
On prend notre mal en patience, on explore, on regarde de loin les exposants.

J'ai toujours (très) faim, je prie pour trouver quelque chose à manger.
C'est chose faite, je remarque au loin le stand du Gentle Gourmet Café (leur site web)... et la file d'au moins plus de cents personnes. J'ai faim, mais ça va, j'ai des réserves, je patienterai.

On décide donc de refaire le tour du salon, en s'arrêtant aux stands, j'espère secrètement pouvoir déguster un maximum de choses.

Premier arrêt au stand de la Société Végane , où je rachète de la vitamine B12... bien moins chère que les prix demandés sur les boutiques en ligne. J'en profite donc pour acheter une boîte de 180 comprimés, soit près de six mois de compléments, pour 13€, ça vaut le coup (je rappelle d'ailleurs qu'il est fortement conseillé aux végétaliens de se supplémenter en vitamine B12, celle contenue dans les produits enrichis n'est généralement pas suffisante, et une carence pouvant engendrer des séquelles assez sérieuses).
Je m'achète un joli petit sac en tissu, qui remplacera mon ancien et superbe sac de travail (offert gentillement par une de mes collègues), violemment assassiné par l'un de mes chiens.
J'achète également un magnet, déjà collé sur la porte de mon frigo.

On continue notre petit tour, j'achète au passage quelques pin's et magnet, des autocollants militants, j'emporte également une petite pile de tracts de l'association 269 que je distribuerai autour de moi.

Petit arrêt au stand de la Boutique Vegan (http://www.boutique-vegan.com/) :


J'achète du salami que je viens de déguster, à 1.45€ le paquet :


Tout à fait raisonnable pour 100gr. de charcuterie végétale, délicieuse, qui plus est.


Nous rencontrons Jérôme Lescure, présent pour proposer son film A.L.F. en DVD, et ses produits dérivés (vers le site du film : http://www.alf-lefilm.com/). Mon amie achète le film en DVD, j'en profite pour lui rappeler qu'il lui reste 6 jours pour le visionner et me le prêter ;-)


De mon côté, je vois le stand du film "Vegucated" (http://www.getvegucated.com/), qui retrace le parcours de trois Américains relevant le défi de manger vegan pour six semaines. En ayant entendu beaucoup parler, et ayant lu des critiques très positives au sujet de ce film, je me décide à acheter le DVD, à 10€, ça valait le coup vu le prix proposé sur le site Internet.



Le film devait en principe être projeté à 10h le matin, je ne sais pas s'il l'a été, vu l'heure à laquelle nous avons pu entrer au salon.


Nous sommes passés au stand d'Animaux en Péril :


Où étaient proposés des produits dérivés du film A.L.F., des produits anti-corrida, ainsi, entre autres, que le très bon livre "Vegan! Le choix de la Vie" de l'auteure Catherine Hélayel.


Nous avons dégusté des Space Bar au stand de la boutique en ligne d'Un Monde Vegan (lien vers la boutique), du tofu au stand de la marque Taifun, des toasts à la spiruline au stand de Vert Spiruline, divers aliments crus à plusieurs stands présents au salon promouvant l'alimentation vivante, des jus aux fruits fermentés, et du fromage végétal au stand Vegusto :



Ils proposaient une réduction de -25% sur leurs produits à l'occasion du salon, j'en ai donc profité pour racheter :

- La Vegi-dip à l'ail, délicieuse, déjà goûtée précédemment et vidée en moins d'une semaine...


- Des saucisses à l'oignon, j'avais déjà goûté celles au curry et elles étaient exquises, j'espère qu'il en sera de même pour celles-ci :


- Ainsi que deux burgers à la mexicaine :



J'avais également profité de réductions au stand d'Un Monde Vegan pour enfin acheter les très fameuses bouchées Pepperjack, une très bonne alternative aux croquettes de fromage, si j'en crois les avis unanimes à leur sujet :




Après tous ces achats, et malgré les quelques dégustations, mon estomac criait famine, j'ai fini par me décider à affronter l'interminable file au stand du Gentle Gourmet Café pour casser la croûte.
Après 35 minutes de longue attente (et avoir, par la même occasion, raté à mon très grand regret la conférence de Melanie Joy), je n'ai pas pu acheter les cannellonis à 8€ vus sur la carte (panne d'électricité sur le stand, m'a-t-on expliqué), il m'a fallu me rabattre sur un sandwich au chorizo et au poivron rouge à 5.50€.
Grande déception, moi qui avais entendu des avis favorables à propos des plats proposés chez GGC, le sandwich n'avait aucun intérêt, la véganaise était presque inexistante, quelques feuilles de roquettes, un peu de poivron rouge cru, et un chorizo pas fameux (alors que j'en avais moi-même acheté il y a quelques semaines de cela et que je l'avais beaucoup aimé). 5.50€ pour un sandwich, je trouve cela déjà très cher (mais bon, il paraît que ce sont les prix, à Paris!), mais en plus pour un sandwich sans intérêt, j'en avais presque mal au ventre...


Nous avons encore visité quelques stands, dont le stand Vegan-Mania :



Puis nous nous sommes rendus en salle de conférence, où nous avons assisté à la fin de la conférence de la très dynamique et sympathique Anne-Marie Roy.

Nous avons ensuite assisté à la conférence d'Aymeric Caron au sujet de son célèbre livre "No Steak", avec Elise Desaulniers, auteure de l'excellent blog "Penser avant d'ouvrir la bouche", accompagnés de Brigitte Gothière, de l'association L214.
Une conférence trop courte, où on été abordés différents sujets comme le livre d'Aymeric Caron, les différences entre la France et le Canada quant à l'éthique animale, au militantisme et l'acceptation du végéta*isme dans la société.


Etaient présentes également :
- Mlle Pigut, auteure du blog "Petites Idées pour Grandes Utopies", pour une séance de dédicaces de son livre "Pois Chiche", à se procurer sur Amazon : http://www.amazon.fr/Pois-Chiche-Melle-Pigut/dp/2842213203
- Marie Laforêt, auteure du blog 100% Végétal pour ses quatre ouvrages que vous pouvez retrouver ici : http://www.100-vegetal.com/p/les-livres.html


C'est avec grand regret que nous n'avons pas réussi à trouver le stand de la marque Lima, qui propose d'excellents produits biologiques.


Des cours de cuisine étaient également proposés, à réserver en même temps que l'entrée sur le site du salon. Les places étaient également disponibles sur place, mais il n'en restait plus aucune depuis déjà plusieurs jours, bien avant le salon donc.
Ces cours de cuisine étaient répartis en plusieurs catégories et animés principalement par des bloggueurs/-euses.
A en voir le monde autour des tables prévues à l'effet des cours, ils ont eu beaucoup de succès. Et à sentir l'odeur en s'approchant de "l'atelier", de bonnes choses ont été concoctées.


Après la (très courte) conférence d'Aymeric Caron, nous avons fait un dernier tour afin de prendre quelques photos, et le salon a fermé ses portes aux alentours de 20h.


Au même endroit, en-bas du salon, se trouvait un restaurant végétalien, le M.O.B. : http://www.mob-usa.com/fr/about-paris/. Après ma décevante et coûteuse dégustation du sandwich acheté au GGC, j'appréhendais un peu d'acheter quelque chose au M.O.B. Mais ayant plusieurs heures de route devant nous, nous avons décidé d'aller y manger.
J'ai ainsi commandé un burger simple (4€) et une petite bouteille d'eau (1.90€), nous nous sommes partagé une frite à 1.50€, et j'ai goûté un bout de cookie (1.50€ aussi, il me semble).
Tout était très bon, ce qui m'a un peu réconciliée avec la restauration végétalienne parisienne.
En revanche, les prix sont assez élevés, mais ça "C'est Paris", m'a-t-on dit.


Nous avons donc repris la voiture une fois notre repas terminé, payé finalement le parking 25€ (Incroyable!!! Mais... "C'est Paris"), et s'être un peu perdus dans la ville à cause d'un GPS récalcitrant.


Nous avons échangé nos impressions sur ce salon, et il y en avait, des choses à dire!


Ce qu'on a aimé, au PVD 2013 :
- La diversité des stands et exposants proposés, des boutiques d'alimentation aux associations
- Le prix de l'entrée (10€, c'est très raisonnable)
- Les intervenants aux conférences
- L'ambiance générale du salon (mis à part peut-être dans la file d'attente à l'entrée)
- Les réductions proposées par beaucoup d'exposants à l'occasion du salon.


Ce qu'on a moins aimé :
- L'organisation visiblement assez chaotique du salon (attente interminable à l'entrée, visiblement dûe à un retard de l'ouverture du salon)
- L'étroitesse des allées pour circuler entre les stands (alors que de l'autre côté, là où se trouvaient les ateliers culinaires, beaucoup de place restait disponible)
- Le manque de diversité de stands de restauration (un seul stand pour tout un salon, c'était trop peu, vu la file qui ne désemplissait pas au fil des heures)
- Le manque de places de parking gratuites ou peu chères aux alentours du bâtiment.




Il est 3h du matin, je m'endors la tête pleine de souvenirs, après avoir passé, malgré les quelques désagréments, une journée très agréable.