Affichage des articles dont le libellé est Réflexions. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Réflexions. Afficher tous les articles

vendredi 1 janvier 2016

Happy 2016!

Belle et heureuse année 2016 à vous tous!


Je tenais à profiter de ce premier janvier pour vous présenter mes voeux pour cette nouvelle année qui débute, et ainsi faire revivre - un peu au moins - ce blog trop longtemps et trop souvent laissé à l'abandon.

Cet article sera pour moi l'occasion de parler avec vous des traditionnelles résolutions prises au début de l'année... et qui ne sont, finalement, jamais suivies au-delà du 31 janvier, pour la plupart d'entre nous.
Je fais partie de ces personnes qui, chaque année, se promettent de
- boire moins d'alcool (oups),
- manger plus sainement (oui, on y pensera),
- commencer une activité sportive (une quoi?!),
- prendre soin de sa peau (oui, je suis de celles qui ne passent jamais par l'étape démaquillage avant d'aller se coucher),
- faire un régime (coucou les kilos repris ces deux derniers mois),
- aller se coucher plus tôt les jours de semaine (je devrais sérieusement y songer, en réalité),
... et qui n'y pensent plus une fois la motivation des premiers jours passée (et le taux d'alcool redescendu complètement à zéro).


Aussi, cette année, je ne prendrai pas réellement de "bonnes résolutions".
J'ai plutôt décidé de me promettre que 2016 sera l'année de changements, à différents niveaux.



J'ai terminé l'année 2015 fatiguée, éreintée même. Et j'en tire un bilan plutôt mitigé. Cette année écoulée aura été placée sous le signe de quelques petites choses positives, mais globalement, de beaucoup de détails négatifs qui l'auront entachée.
Des mauvaises rencontres et principalement une relation - une fois de plus - à chier, un oubli total de ma personne, de mes projets et de mes envies en ont découlé. Maintenant, ça suffit.

Pour la nouvelle année, j'ai envie de me promettre d'en tirer, le 31 décembre prochain, un bilan plus positif, satisfaisant pour moi, et de me rendre compte à quel point je me sens bien, épanouie, heureuse.



Désireuse de ne pas axer ces quelques promesses que je tenterai de tenir durant les 365 jours prochains uniquement sur moi, mais aussi sur les autres, histoire de ne pas paraître (et être!) trop égoïste, j'ai décidé de définir mes "points d'action" en trois catégories.


Ce que je ferai pour moi :

1) Ecouter mes envies, réaliser les projets qui me tiennent à coeur, m'investir plus dans des causes que je juge justes et nécessaires. Ne plus me mettre de côté pour un autre qui n'en fera jamais de même pour moi.
Par là, j'ai décidé de ne plus jamais, pour rien ni personne, m'oublier comme j'ai pu le faire. Je pense à moi avant tout, à ce que j'ai réellement envie de faire de mon temps, de ma vie. Je laisse de côté les personnes qui estiment que mes engagements prennent "trop de place" et je fais comme bon me semble.
J'aimerais, idéalement, me pencher sur des sujets variés qui m'ont toujours intéressée, renouer avec mon amour de la lecture aussi, et m'investir de façon concrète dans mon véganisme.

2) Accepter celle que je suis, et réfléchir à celle que je veux être pour moi, pour les autres, pour le monde qui m'entoure, tout en me détachant de l'image que ces autres peuvent avoir de moi. J'arrête de me soucier de ce qu'on pourrait penser de moi, de mes choix, de mes actions.

3) Me détacher de certaines mauvaises expériences, réussir à enfin mettre mon passé de côté pour vivre pleinement chaque jour de cette année 2016.
J'apprends à apprécier pleinement la solitude et à en profiter quand elle s'offre à moi, je prends ce temps pour me recentrer sur moi et me retrouver.


Ce que je ferai pour l'environnement :

1) Réduire de manière drastique ma consommation de déchets et de gaspillage alimentaire.
C'est surtout la consommation de déchets qui me chagrine aujourd'hui. Des emballages plastique aux mouchoirs en papier, en passant par les kilos de papier jetés à la poubelle... Même si je recycle scrupuleusement mes déchets, il est urgent que nous parvenions à en réduire les quantités.

2) Acheter - encore plus qu'actuellement - des produits issus de l'agriculture biologique et locale.
Faire vivre les petits commerçants et agriculteurs locaux, pour peu qu'ils soient réellement engagés dans l'écologie, est pour moi nécessaire. Réduire la consommation de produits industriels est déjà un bon point de départ - même si je n'en consomme que peu - et faire au maximum ses préparations maison (que ça soit en cuisine, pour les produits d'entretien ou cosmétiques) : un défi que chacun devrait envisager!

3) Me pencher très sérieusement sur les fondements de la permaculture (et toutes les idées qui en découlent), du recyclage et me retirer petit à petit du consumérisme ambiant dans notre société actuelle.
Cela passera par un investissement réel dans le jardinage, et plus particulièrement dans mon potager et mes cultures.
J'ai eu l'occasion de lire quelques articles sur la culture des légumineuses, j'ai l'espace nécessaire, j'aimerais beaucoup tenter. Si je me lance dans ce projet, je n'hésiterai pas à vous faire part de mon expérience.


Ce que je ferai pour l'autre :

1) Aider celles et ceux qui sont dans le besoin plus que moi.
Le véganisme implique forcément une aide quotidienne aux animaux non-humains, ne serait-ce que par l'unique fait de ne plus les utiliser en mangeant, s'habillant, en prenant soin de soi et de son intérieur.
Mais il faut pouvoir s'ouvrir et voir au-delà de cette base. Les humains ont également besoin d'aide, bien plus qu'on pourrait le penser. Evidemment, en éliminant les produits animaux de sa vie, on ne contribue pas aux immenses cultures de céréales destinées au bétail, qui pourraient être destinées aux populations défavorisées.
Bien plus proches de nous, il existe des centaines, des milliers de personnes qui ont besoin d'être aidées : les sans-abris, les immigrés et réfugiés qui subissent la montée du racisme et de l'intolérance suite aux divers événements récents, les catégories d'humains victimes d'inégalités en général.

2) Être à l'écoute, dans un esprit d'empathie et de respect.
Pour mes amis, les personnes qui m'entourent, les êtres vivants que je croiserai tout au long de l'année.

3) Continuer de promouvoir, de façon douce et respectueuse, le véganisme, parce que ce combat pacifiste ne concerne pas que ma personne. C'est un message de paix et de tolérance pour les animaux non-humains discriminés, pour les populations pauvres et en manque de ressources, pour la planète qui souffre quotidiennement de notre égoïsme croissant.
C'est également un message qu'il est important de faire passer à tous, pour que nous puissions tous vivre libres, égaux, et heureux.






Et vous, quels sont vos projets pour cette nouvelle année? Avez-vous pris des résolutions que vous vous sentez capables de tenir?

Votre année 2015 a-t-elle été satisfaisante, avez-vous réalisé vos rêves ou projets?

Prenez le temps de réfléchir à ce que vous pouvez et voulez faire de cette nouvelle année qui débute. Quel bilan voulez-vous en tirer au 31 décembre prochain?


mardi 15 décembre 2015

Petit message à toi, harceleur de rue qui s'ignore.

Aujourd'hui, j'avais décidé de porter une robe.
Figure-toi que ça ne m'était plus arrivé depuis... très longtemps. Petite fille, j'en portais, plus contrainte qu'autre chose. Je me souviens néanmoins d'une jolie petite robe jaune à fleurs que je portais, dans mes souvenirs, avec plaisir.
Puis j'ai grandi, grossi, et j'ai détesté tout ce qui ne recouvrait pas entièrement mes jambes.

Ce week-end, profitant d'une escapade en ville, j'ai acheté une petite robe. Simple, grise, sans artifices, près du corps. Et de jolis collants à motifs. L'ensemble me plaisait, mais je ne savais pas encore trop si j'oserais porter ça un jour.
Le week-end est passé, il fût bon, il m'a refilé un gros coup de boost au moral, je me sentais à l'aise dans mon corps, dans ma tête, remise en confiance, aussi lundi matin, j'ai décidé de porter cette nouvelle tenue au boulot.
Ca n'est pas passé inaperçu, moi qui ai pour habitude de porter un jean. Tout le monde m'a complimentée, ça m'allait bien, c'était joli, a priori, aucun souci.

Pleine de confiance, j'ai remis cette robe aujourd'hui, mardi. Au travail, toujours aucune remarque désobligeante, que du contraire.
Puis je suis allée me balader en ville.

Et c'est là que tu interviens.
Toi qui m'as croisée en m'apostrophant d'un vulgaire "Eh mad'moizelle, ça va?", accompagné d'un sourire pervers. Toi qui as joué de ton klaxon alors que tu me dépassais en voiture. Toi encore qui, alors que tu me laissais traverser la rue, t'es permis de me complimenter d'un geste obscène. Ou toi, qui, alors même que tu ne me connaissais pas, t'es inquiété de savoir si je "baisais". Sache que oui, mon petit, je pratique le sexe de façon plus ou moins régulière, en célibataire plutôt libérée que je suis, avec des partenaires généralement bien plus respectueux que toi, qui prennent d'abord la peine d'engager une conversation sensée avant de me "baiser". Merci de t'en inquiéter, sincèrement. Maintenant, tu le sais, voilà.

Vous tous que j'ai eu l'occasion de croiser, moi, la nana un peu timide de la campagne, lors de ce périple en ville, avez réussi à me déstabiliser. A me faire douter de moi, de mon apparence, du message que je pouvais faire passer, vêtue de cette petite robe que je trouvais pourtant jolie.
Ai-je eu une attitude provocante? Est-ce que cette robe était trop courte pour une promenade en ville? Avais-je l'air vulgaire, habillée de la sorte?
Oui, j'ai douté. Je me suis sentie mal à l'aise, regardée sans arrêt.


Par vous, hommes assez peu discrets et bien souvent désobligeants - parce que non, "Tu baises?" accompagné de gestes obscènes, c'est tout sauf agréable comme entrée en matière, tu vois. Et pourtant, je te l'ai dit plus haut, je suis du genre assez libérée, comme nana, ouverte, tolérante, et j'ai de l'humour parfois.
Mais pas quand ton attitude me renvoie en pleine gueule le fait que je suis une femme, et donc, à tes yeux, un vulgaire objet.
Ton sexisme - tu ne le vois sans doute pas de cette façon mais crois-moi, avec un peu de discernement, on se rend bien compte qu'il ne s'agit que de ça, au final - m'a fait peur. M'a fait craindre pour ma sécurité. Parce que je suis une femme, parce que je portais une robe, parce que j'étais seule, et parce que les rues sont remplies d'hommes comme toi.
Il n'y a qu'un pas entre ton attitude et tes mots, et les possibles gestes que tu aurais pu avoir.
S'il avait été plus tard, si j'avais été un peu éméchée, s'il y avait eu moins de monde autour de moi, de nous... qu'aurais-tu été capable de faire pour assouvir ton besoin de domination, de machisme?

Comment t'es-tu senti, alors que je passais mon chemin en t'ignorant? T'es-tu senti fier? Content? As-tu pensé que ton attitude m'avait flattée, que je me suis sentie contente d'être remarquée?
Ou au contraire, as-tu compris à quel point c'était déplacé, désobligeant, ridicule, dangereux?


Regardée également par d'autres femmes. Par des jeunes et des moins jeunes. Des regards désapprobateurs, sévères, dédaigneux.
Alors quoi, c'est donc ça? Une femme n'a-t-elle réellement plus le droit de porter ce qui lui plaît, quand ça lui plaît?
Une femme en jupe/robe est-elle nécessairement une traînée? Une femme qui mérite moins de respect que les autres?
Pire encore, s'il lui arrivait quelque chose, à cette femme en jupe, en robe, l'aurait-elle mérité? C'est bien souvent ce qui est ancré dans l'idée de beaucoup, hommes et femmes confondus.



En soi, ce qu'il s'est produit aujourd'hui n'est pas un cas exceptionnel... loin de là, cela arrive chaque jour à des milliers, des millions de femmes, encore injustement considérées par beaucoup comme des objets sexuels, des objets de désir, de pulsion, inférieures aux hommes qui se comportent comme toi.
Certaines sont victimes de faits bien plus graves que ce "bête" harcèlement de rue.

Mais pose-toi la question suivante, s'il te plaît : si la femme que tu croises n'est pas entourée par la foule, a trop bu, prend la peine de regarder ton visage ou te répond... Que serais-tu capable de lui faire?


Cet après-midi, tu m'as mise mal à l'aise, tu m'as fait remettre en question ma vision de moi-même, de mon apparence physique, tu m'as fait douter des compliments que j'ai reçus sur cette petite robe que je trouvais jolie.
Et pourtant, cette robe, je la porterai encore. Au travail, en ville, en soirée, qu'importe.
Parce que mon corps n'appartient qu'à moi, parce que tu n'as pas le droit de me faire douter de l'image que je renvoie et d'être insultant.
Tu n'as pas le droit de faire du mal à quiconque, que ça soit verbalement ou physiquement - parce que oui, ton attitude est blessante - sous prétexte que tu ne parviens pas à gérer tes pulsions et tes envies.


Bien à toi,

Ma robe et moi.






Pour aller plus loin, pour s'informer sur le harcèlement de rue :

lundi 9 février 2015

... le body-lift (chirurgie).

Salut à tous!


J'avais envie de revenir sur mon article parlant de ma perte de poids plutôt spectaculaire, plusieurs mois plus tard.

Je vous préviens, ce soir, je vous parle en toute franchise, sans pudeur ni tabou!


En effet, en octobre j'avais, à mon compteur, perdu environ 55kg, et c'est au même moment que j'ai décidé de prendre rendez-vous chez un chirurgien esthétique, afin d'envisager une reconstruction abdominale.

Je vous expliquais alors que l'aspect négatif de cette perte de poids était le fait que ma peau, à un moment donné, et à force de yoyo durant de très nombreuses années, m'avait dit merde, et c'était peu de le dire. Vergetures, graisse qui ne part pas, peau qui pend... c'était vraiment très laid. Très, très laid.
J'avais dans l'idée de débuter le sport, afin de raffermir, mais certaines traces, telles les vergetures, ne disparaissent pas, et elles étaient là, tous les jours, pour me rappeler mon obésité passée.


Lors de ma première visite chez le chirurgien, je lui ai donc expliqué ce que j'attendais, non seulement pour mon ventre, mais aussi pour ma poitrine (trop volumineuse, et cette idée de réduction mammaire trottinait dans ma tête depuis plusieurs années déjà). Après discussion, explications et avoir fait balance entre le pour et le contre, le chirurgien me propose le body-lift.
Au menu : liposuccion des hanches et de la culotte de cheval, puis découpage et rafistolage : on enlève la peau en excès, on charcute découpe et on retend le tout.
Pour la réduction mammaire et redressement de la poitrine (plus que nécessaire, dans mon cas), ça ne pourra se faire en même temps, la peau du ventre devant être tirée vers le bas, alors que celle de la poitrine doit l'être vers le haut (forcément). De plus, le body-lift étant une chirurgie plutôt lourde, et l'intervention longue (dans mon cas, plus de quatre heures), je devais choisir par laquelle commencer.
A mon sens, il était plus logique et plus urgent de s'occuper de mon ventre marqué en premier lieu.

Je suis néanmoins repartie quelque peu déçue par ce rendez-vous : je n'avais pas pu fixer la date de cette intervention. Le chirurgien me demandait, en effet, d'observer un délai de réflexion, parce que l'intervention n'était pas bénigne. 
J'étais pourtant décidée : ça me semblait être la solution miracle à mes problèmes d'acceptation de moi, de mon corps, des changements physiques que j'avais vécus, et la fin de mon angoisse permanente au sujet de mon image de moi et de celle que je renvoyais aux autres (et aussi, de mes TCA).
Aussi, la semaine suivante, je l'ai rappelé, et le rendez-vous pour l'intervention a été fixé : le lundi 19 janvier.

S'en sont suivis d'autres rendez-vous (chirurgien, anesthésiste), un stress, mais ce "bon" stress, celui qu'on ressent quand on est excité à l'idée d'un grand événement, des appels à mon assurance hospitalisation, à ma mutuelle, puis surtout une très grosse douleur aux fesses au paiement du devis. La mutuelle prenant en charge uniquement les frais liés directement à l'hospitalisation, pas les honoraires du chirurgien et de l'anesthésiste, il a fallu que je paie cela de ma propre poche.

Et à l'approche du jour J, une seule appréhension : laisser mes chiens et chats pendant les six jours d'hospitalisation, sans les voir, sans les entendre, sans pouvoir être auprès d'eux.
Je n'étais pas particulièrement angoissée à l'idée de passer sur le billard, à vrai dire je voyais cela comme l'ultime délivrance, la promesse d'un corps dans lequel j'allais me sentir bien, après au moins dix ans de troubles.
La belle connerie.


Mais n'allons pas trop vite en besogne, je vous explique tout de même l'intervention et mon hospitalisation idyllique.
J'avais encore perdu quelques kilos, si bien qu'au jour de l'opération, j'avais perdu en tout et pour tout 60kg. J'étais décidée, j'étais prête, et c'est au petit matin que j'ai embarqué ma valise dans la voiture, priant pour ne rien avoir oublié, laissant, le coeur gros, mes poilus jusqu'à la fin de la semaine (enfin, quand je dis que je les ai laissés, ils avaient une présence permanente auprès d'eux, tout de même!).

Arrivée à l'hôpital, je me fais enregistrer à l'accueil et on m'indique le service où me rendre. J'accoste une infirmière, qui me montre ma chambre, et me voilà livrée à moi-même, avec une voisine de chambre que je ne connais pas, et aucune idée d'où ranger mes affaires.
Je m'impatiente, je suis à jeun (ni boisson ni nourriture depuis minuit, mais également pas de cigarette!), je suis de mauvaise humeur, ça commence bien. Finalement, on vient prendre mes paramètres, on me dit où m'installer et on me présente une blouse magnifique, ouverte à l'arrière pour plus de visibilité lors des promenades dans les couloirs, ainsi que des bas de contention absolument modernes et élégants.
Me voilà prête, le ventre grondant, tirée à quatre épingles dans mon déguisement pas beau du tout, à attendre dans mon lit. J'attends une heure, deux heures, puis finalement, le chirurgien arrive pour faire les marquages sur la peau. C'est bon signe : ça va être à mon tour!





Un peu plus tard, on m'embarque, c'est parti pour un nouveau départ! Les infirmiers sont gentils, l'anesthésiste plutôt pas mal, je m'endors paisiblement, j'ai hâte.
Je me réveille, vaseuse, des heures plus tard, et dois patienter encore un moment avant d'être ramenée dans ma chambre.
Je suis somnolente, nauséeuse, un peu douloureuse, et gênée par les perfusions, les pansements, la gaine et... la sonde urinaire (sans pudeur, je vous avais dit!). Je dors mal, une infirmière passe (trop) régulièrement prendre mes paramètres durant la nuit, puis dans la matinée.
Je ne parviens pas encore à manger, j'ai la nausée, je suis fatiguée.

Ma voisine de chambre est, dirait-on, sénile, elle se réveille durant la nuit - me réveillant à mon tour, me parlant en quasi permanence et recevant des visites à toute heure de la journée et de la soirée.
J'ai mal, je ne parviens pas à me reposer suffisamment, ni de jour, ni de nuit, j'ai la nausée en permanence et ma tension chute dès que je me lève, on finira par m'enlever la sonde urinaire au troisième jour, et à me changer de chambre ce soir-là.

Je dors très bien, cette nuit-là, et je parviens à petit-déjeûner le lendemain matin, reposée.
Mes deux nouvelles voisines de chambre sont calmes et sympathiques, je réussis à avaler un peu de mon déjeûner, et une amie m'apporte à dîner le soir.
Oui parce que bon, parlons-en des repas à l'hôpital! J'ai eu la chance de finalement obtenir des repas plus ou moins végétaliens : au matin, du pain et de la confiture, le midi de la soupe (spéciale pour personnes allergiques, donc sans matières grasses, sans assaisonnement, juste des légumes et de l'eau, mixé), une céréale (une fois du blé, les autres jours du riz) avec une portion de crudités (tomates ou carottes râpées - sans assaisonnement) et une portion de légumes cuits (des carottes, qui sentaient le beurre, j'ai préféré ne pas trop m'aventurer), et le soir, de la soupe, du pain et de la confiture, encore. 
J'avais pris soin d'emmener divers aliments : des yaourts au soja nature, des conserves de fruits, du Sojami à tartiner, des biscuits, des crèmes dessert au soja, des petites briques de lait de soja aromatisé (vanille et chocolat), de la pâte à tartiner au chocolat noir. 
Au final, je me sentais tellement nauséeuse en quasi permanence que je n'ai rien su manger jusqu'au jeudi (et encore, avec grande prudence), où je me suis contentée du pain et de la confiture au matin, de riz cuit et d'une crème dessert au soja fournie par l'hôpital, et - heureusement - du repas bon, sain et équilibré (des spaghetti à la bolognèse de soja) apporté par mon amie (que je profite de remercier du plus profond de mon coeur, coucou :-) ). J'avais tout de même su manger, entre le lundi et le jeudi matin, quelques biscuits que j'avais emmenés.
Le vendredi, le petit-déjeûner était, à nouveau, plus compliqué à faire passer, je me suis donc abstenue de manger mes deux tranches de pain. J'ai mangé la soupe du midi, puis les nausées sont passées et j'ai pu manger le repas du soir, à nouveau apporté par mon amie : des falafels et un mélange de légumes (dans mes souvenirs, patate douce, panais, pâtisson) avec échalotes et mélange d'oléagineux. Un délice, qui est passé sans encombres.

C'est également à partir du jeudi - journée où tout allait enfin mieux - que les douleurs se sont estompées pour ne presque plus se manifester et que j'ai pu réellement marcher sans risquer de me tuer en tombant. Ma tension était certes toujours basse, mais les vertiges étaient moins présents, à condition de me lever tout en douceur.

Au-delà de l'aspect physique, je m'ennuyais ferme. La télévision et le Wi-fi étaient payants, aussi je me contentais de lire et de jouer sur mon portable (qui, heureusement, me permettait de surfer un peu sur le net, à l'occasion), de me reposer et d'attendre les visites quotidiennes.
Mes poilus me manquaient horriblement, et j'avais l'impression que les journées n'en finissaient pas.
Les infirmiers étaient toujours présents et sympathiques, mon chirurgien et l'anesthésiste sont venus également plusieurs fois, mais je ne me sentais pas écoutée.
Je me plaignais des nausées depuis le lundi soir, je n'ai eu, en tout et pour tout, qu'un seul médicament pour ça... le vendredi. Ce n'est pas faute d'en avoir parlé, de laisser mes plateaux-repas intacts, on me disait que c'était peut-être simplement "psychologique".
Je me suis souvent sentie un peu... désespérée, pas prise au sérieux, et quand on est convalescent, qu'on souffre et qu'on se retrouve diminué de toutes ses fonctions, on n'a plus que ses yeux pour pleurer. Et c'est ce que j'ai fait. Beaucoup.
Parce que je voulais rentrer, parce que je m'ennuyais, parce que mes problèmes de tension n'arrangeaient absolument pas les choses, parce qu'on ne voulait pas me croire quand je disais que les nausées étaient bien là, et qu'elles m'empêchaient réellement de manger, et que ça n'était ni un caprice, ni dans ma tête.

Je ne vous explique pas à quel point, le samedi matin, quand le chirurgien est venu et m'a annoncé que je pouvais sortir sur le champ, j'ai été soulagée. Soulagée de rentrer voir mes poilus, de ne plus être alitée et m'ennuyer, puis de pouvoir recommencer à cuisiner de bonnes choses dont j'aurais envie.

Je suis rentrée à la maison, et j'ai mangé. Sans nausées, j'ai mangé ce midi-là, ainsi que le soir. A croire que l'air de l'hôpital me rendait vraiment malade.
Et contrairement à ce qu'a pu croire le personnel médical, ça n'était en rien dû à une quelconque peur de grossir, de manger trop gras, ou que sais-je d'autre.
En revanche, je n'ai pas respecté suffisamment les consignes de mon chirurgien qui étaient d'en faire le moins possible et de me reposer au maximum.
Ce premier week-end à la maison, j'ai voulu faire plein de choses, m'occuper de tout comme je le faisais avant, alléger la charge de travail et de tâches de mon mec qui s'était déjà chargé de tout durant six jours, préparer à manger, être présente pour mes poilus... Et je pleurais, tout le temps. J'avais mal, j'avais très mal alors qu'à l'hôpital, je ne sentais que très peu la douleur. Je prenais des anti-douleurs mais rien n'y faisait. Ca tirait, je sentais que c'était gonflé, j'appréhendais chaque geste, chaque mouvement, ma tension allait un peu mieux mais j'étais épuisée, je me couchais le soir en pleurant toutes les larmes de mon corps, et j'ai finalement compris qu'il fallait que je ralentisse.


Le plus dur n'a finalement pas été l'intervention, ni le séjour à l'hôpital, et encore moins ce premier week-end à la maison.
Le plus dur, ça a été de me rendre compte que j'avais placé tellement d'espoir, trop d'espoir dans cette intervention.
Je pensais qu'à mon réveil, je me sentirais bien. Qu'enfin, j'arrêterais de me trouver trop grosse, moche, pas attirante. Que j'allais respirer la joie de vivre et cesser enfin de penser à mon corps que je détestais depuis presque toujours. Que je serais contente de l'avoir fait, que ça en valait la peine, que les résultats seraient visibles de suite.
Sauf qu'au final, il n'en est rien. Evidemment, le fait d'être obligée de me reposer et d'en faire le moins possible (pas ou très peu de ménage, aucun exercice physique [non, ce type d'exercice physique-là non plus], pas de promenades avec les chiens) joue grandement. Je me sens inutile et coupable de voir tout le monde s'activer autour de moi, et de rester là, toute la journée, sur mon canapé. Alors j'essaie de faire quelques petites choses, du genre cuisiner, histoire de dire qu'au final, je ne sers pas à rien du tout. Mais ça, encore, c'est gérable.
Le plus difficile, le truc que je n'arrive pas à gérer encore, c'est l'aspect "psychologique", que j'avais totalement mis de côté en envisageant l'intervention. On a beau m'avoir retiré 2kg, ce lundi-là, je me sens toujours grosse. Obèse, en fait. Je ne vois aucun changement, ni dans mes vêtements, ni dans mon corps, et encore moins dans ma tête. Je dois porter une gaine H24, ainsi que des bas de contention, je ne parviens pas à m'épiler ni à prendre une douche (ma tension chute systématiquement lorsque je suis debout, sans gaine), j'ai perdu la plupart des sensation des fesses, du haut des cuisses, des hanches et du ventre (ce qui est plutôt désagréable), je ne me sens ni belle, ni désirable, ni amincie. Là, tout de suite, j'ai l'impression que tout ça n'a servi à rien du tout.
Alors j'essaie de me convaincre en me disant que c'est normal, c'est encore gonflé, il faut du temps pour que tout ça ait son aspect définitif, et que forcément, ne pas pouvoir baiser avoir de relations sexuelles joue aussi grandement dans le fait que je ne me sente pas "désirée" (ça plus le fait que je manque cruellement de câlins parce que "peur de me faire mal" - youhou, je ne suis pas en sucre, merde!), et que porter gaine et bas de contention, ça n'aide absolument pas à se sentir jolie.

J'essaie de me donner un peu de temps pour accepter tout ça. Là, c'est encore plutôt galère.


Je vous propose de revenir ultérieurement sur mon évolution, l'article risquerait d'être très long si je vous contais tout d'un seul coup!



J'ai été sympa, je vous ai évité les photos dégueûlasses, l'explication de la cicatrice qui fait le tour de mon corps et mon fake-nombril qui me répugne au plus haut point rien qu'à l'imaginer, mais je reste disponible par mail si vous souhaitez plus d'informations (je précise toutefois que je n'enverrai pas de photos ;-) ).



A bientôt!

mercredi 7 janvier 2015

"Je suis Charlie"

Plus personne ne peut, à l'heure qu'il est, ignorer le drame s'étant produit ce jour dans les bureaux du journal "Charlie Hebdo".

Entre les multiples articles de presse relatant les avancées des investigations de la police sur la fusillade ayant causé la mort de douze personnes et en blessant au moins onze autres à Paris, et l'image "Je suis Charlie", partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux, chacun d'entre nous est plongé au coeur de cet événement horrible qui secoue la France, la presse, mais aussi l'Europe et, plus loin encore, le monde entier.




Parce qu'aujourd'hui, ce ne sont pas seulement ces journalistes, certains blessés, d'autres décédés, qui ont été touchés.
C'est également, plus largement, la liberté d'expression de la presse, mais aussi celle de chacun d'entre nous, qui était visée.
Alors ce soir, j'ai envie de m'exprimer.
Pas seulement pour dénoncer cette barbarie qui a décimé des familles et plongé la population dans la peur.
Ce soir, il est bon de rappeler que le racisme, les amalgames, les conclusions hâtives, sont à éviter, à dénoncer.

Qu'on adhère ou non au style de "Charlie Hebdo", journal satyrique qui dénonce depuis très longtemps l'extrémisme sous toutes ses formes, le fanatisme et l'intégrisme, il est temps d'accepter que ce journal n'a jamais eu pour vocation d'attiser la haine ou le racisme à l'égard de la communauté musulmane.
De par ses articles, ses dessins, "Charlie Hebdo" a tenté à maintes reprises de dénoncer l'extrémisme présent dans toutes les religions, dans tous les systèmes de croyance, dans toutes les communautés.
Mais pas seulement. "Charlie Hebdo" est également engagé dans la cause animale, prenant position pour les animaux de façon régulière et juste, comme le montre cet article paru ce jour sur Vegemag : http://www.vegemag.fr/actualite/hommage-charlie-hebdo-un-journal-qui-toujours-pris-position-pour-les-animaux-4341.


J'avoue ne pas avoir suivi les nouvelles ces toutes dernières heures, et ne suis donc plus très au courant de l'avancée des investigations.
Mais face aux réactions sur la toile au sujet des supposées revendications des auteurs de la fusillade, je me dis qu'il est peut-être temps de mettre fin aux clichés et d'attendre avant de tirer des conclusions hâtives.
Loin de moi l'idée de mettre en doute la parole des témoins présents sur les lieux, ni de nier l'existence de preuves éventuelles, il est bon de rappeler qu'un acte de terrorisme n'est pas systématiquement perpétré par des islamistes.
Il existe bon nombre de groupuscules fanatiques, intégristes, terroristes issus d'autres religions/croyances. Les catholiques, les juifs, les musulmans, etc. : tous doivent faire face à l'extrémisme de certains de leurs croyants.
Le terrorisme n'est pas réservé à l'Islam. Pas plus que les attentats, que la violence, que le meurtre, que les représailles.


Ce soir, je suis triste. Triste pour ces journalistes, pour leurs familles, pour la presse, pour la liberté d'expression, pour ce Monde qui va de plus en plus mal.
Mais je suis triste aussi pour tous ceux qui doivent, une nouvelle fois, faire face aux préjugés, aux amalgames, aux conclusions tirées à la hâte, parce qu'un musulman, dans l'esprit de beaucoup, n'est rien d'autre qu'un islamiste, qu'un terroriste, qu'un étranger qui nous veut du mal.

Le Monde va mal. Mais la société va encore plus mal.
Lorsqu'un tel événement se produit, ne devrait-on pas rester solidaires?
Nous choisissons inévitablement le conflit, les accusations faciles, la haine de celui qui est différent.
Les choses ne changeront pas. Pas de cette manière. Pas tant que nous ne changerons pas notre façon de penser.


Ce soir, plutôt que de déverser notre haine sur une proie facile, ayons plutôt une pensée pour ces familles, ces amis, qui sont dans le deuil.
Et, de façon plus générale, pour tous ceux qui, chaque jour, doivent faire face à la violence, la barbarie, la haine et l'intolérance.

jeudi 9 octobre 2014

Comment j'ai perdu 50kg en devenant végétalienne.

J'ai eu envie de revenir aujourd'hui sur mes deux ans (et un peu plus même) de végétalisme, parce que ça a réellement changé ma vie, en plus de changer celle de chaque animal qui ne se retrouve désormais plus dans mon assiette.


J'ai franchi le pas en 2012, aux environs de Pâques ou un peu avant, dans un souci d'éthique uniquement, et j'étais très loin d'imaginer tous les bénéfices que j'allais tirer de ce changement de vie.


Le changement le plus visible et le plus radical a été ma perte de poids. Au début de mon végétalisme, je n'ai pas vu de changement, je n'ai ni pris, ni perdu de poids durant plusieurs mois. Puis enfin, j'ai perdu, un peu, puis beaucoup, puis à nouveau un peu, pour au final peser... 50kg de moins qu'au départ! Bon, je triche un peu, ce sont en réalité 55kg que j'ai perdus (mais je trouvais que "50kg", dans le titre, ça faisait beaucoup plus accrocheur), sans efforts, sans restrictions, sans faire particulièrement attention à ce que je mangeais.

Du XXL au M.


Il y a deux ans de cela, alors même que je commençais ce blog, je pesais un peu plus de 115kg... pour 1m60. J'ai beau essayer de m'en souvenir, je ne sais plus comment j'en suis arrivée là. Un petit ami qui grignote à côté de moi, le stress à l'école, le début de la fac, la vie en studio loin de papa et maman, puis un premier job, un état de fatigue quasi permanent, pas envie de cuisiner, encore du stress, beaucoup de coups durs...
Alors j'ai grossi, un peu d'abord, pour finalement en arriver à plus de 115kg, un beau matin. Le chiffre clignotait sur ma balance et je n'en avais alors... rien à faire. Vraiment. Ce n'était qu'un chiffre, ça n'avait aucun sens, je ne me voyais pas aussi grosse, puis les piles de cette balance, qu'est-ce qu'elles étaient vieilles aussi.
Personne ne me regardait, personne ne me faisait de remarques, et tout allait bien dans le meilleur des mondes.
J'étais alors végétalienne depuis plus de six mois, mon poids était stable, mais je ne maigrissais pas, et je n'y pensais tout simplement pas.
Du 46/48 au 38/40...
Puis un beau jour, une remarque. "Oh, tu as maigri dis donc!". Ah bon? Je ne m'en étais pas rendue compte. Enfin, peut-être bien, mais mon poids était alors le dernier de mes soucis (chose assez étrange, quand on sait que pendant mon adolescence, je m'étais longuement battue contre les TCA), je ne faisais ni attention à moi, ni à l'image que je pouvais renvoyer aux gens qui m'entouraient, et encore moins aux vêtements que je portais et qui devenaient bel et bien trop grands, petit à petit.


Comme je le disais plus haut, je n'ai pas fait de "régime" à proprement parler. J'ai continué à manger végétalien, à m'ouvrir à la cuisine, à varier et équilibrer les repas.
J'ai sauté de joie en essayant un pantalon en taille 42 au magasin. C'était en décembre 2013, et il me fallait des vêtements pour les fêtes.
Depuis ce moment, j'ai encore perdu un peu de poids, étant donné que ces mêmes pantalons sont devenus trop grands.



Mais alors, qu'est-ce qui a concrètement changé dans mon alimentation?

Les quelques produits laitiers que je consommais encore ont été remplacés par des aliments moins gras : lait et laitages ont laissé place aux laits et préparations végétaux(-les), la margarine et les différentes huiles ont remplacé le beurre, et les fromages n'ont pas été réellement remplacés, si ce n'est dans quelques rares plats (en fait, je m'en passe très bien et ne ressens pas le besoin de consommer des fromages végétaux, bien qu'on en trouve pour tous les goûts).
Je me passe désormais très bien de sauces telles que la mayonnaise (même s'il m'arrive d'en faire à base de crème soja à de rares occasions) ou d'autres sauces grasses servant à accompagner toutes sortes de mets, et j'ai presque totalement laissé tomber les biscuits et autres aliments à grignoter du commerce, puisqu'ils contiennent, pour la plupart, des oeufs. J'en achète très rarement, en magasin bio (principalement les biscuits du Moulin du Pivert qui sont délicieux), mais les prix restent relativement élevés pour mon petit budget et le choix végétalien n'est pas encore très étendu.

Voyant que je perdais du poids de façon régulière, et afin de mettre toutes les chances de mon côté, j'ai quelque peu modifié mes habitudes alimentaires (quand même, un peu).
J'essaie de boire le plus souvent possible des jus de fruits ou smoothies faits maison, au moins une fois par jour (même s'il faut avouer qu'en ce moment, je fais souvent l'impasse dessus) et en général de consommer plus de fruits, chose que je ne faisais jusqu'alors jamais.
J'ai également intégré une plus grande part d'aliments crus au quotidien. J'essaie de remplacer la moitié des légumes cuits que je mange sur une journée par des légumes crus. J'y arrive avec facilité lorsqu'il fait beau, moins les jours plus froids.
J'ai restreint les grignotages : plus (trop) de chips devant la télévision, plus de pain entre les repas, plus de "repas-apéritif" en rentrant du travail (du style l'assiette de pâtes qui traîne au frigo là, en guise de goûter avant de préparer le dîner... non!).
J'ai appris à manger un peu moins rapidement, j'essaie au maximum de profiter de chaque bouchée, de prendre le temps de goûter ce que je mange.
Et surtout, je varie! Je cuisine beaucoup plus souvent (tous les jours, en fait), des produits frais, le plus souvent de saison, je mets de la couleur dans mes assiettes, je mélange les textures, les saveurs, j'ose cuisiner des aliments jusqu'alors inconnus, ou même donner une seconde chance aux aliments que je n'aimais pas.




Mon poids reste assez stable et tourne aujourd'hui autour des 60kg. Parfois un peu moins, parfois un peu plus.
Je surveille désormais la balance d'assez près, je pleurniche lorsqu'elle affiche "61.9" et me promets de ne plus manger autant de chips devant la télévision, et je saute de joie lorsque je vois "58.6"... et m'autorise le sachet de chips à moitié vide qui traîne, là, dans le placard.

Cette perte de poids importante a totalement changé ma vie. Réellement.
Aujourd'hui, je peux :
- marcher plus de 500m dans la rue sans être essoufflée (je marche d'ailleurs bien plus que ça parfois) et je n'angoisse plus à l'idée de ne pas trouver un bus pour me rendre d'un point A à un point B lorsque je me déplace, par exemple, en ville,
- monter des escaliers sans me fatiguer (parfois même courir, tout dépend de mon temps de réaction à la sonnette de la porte d'entrée),
- faire de l'exercice (modérément hein, je reste néanmoins très faignante...) quand l'envie me prend, bien que mes articulations soient quelque peu rouillées,
- trouver des vêtements à ma taille dans tous les magasins de fringues,
- me sentir presque bien dans mon corps (bien que je ne doute pas que ce soit le cas d'autres personnes, et ce quel que soit leur poids).
Perdre du poids a eu évidemment une influence positive sur ma santé, mais aussi sur mon état d'esprit.

Toutefois, il existe, de ce que j'en vis au quotidien, quelques aspects plus "négatifs" à être "plus mince". Aujourd'hui, les gens me regardent. Ce qui me met la pression. J'ai l'impression qu'on en attend plus de moi. Qu'aux yeux des gens, une femme, pour autant qu'elle ne soit pas "trop grosse", doit forcément prendre soin d'elle, se maquiller, bien s'habiller, avoir des cheveux soigneusement coiffés. Le regard de l'autre est parfois pesant, voire oppressant, j'y accorde en tout cas beaucoup plus d'importance qu'avant. Ce qui a pour conséquence que, malgré 55kg perdus, je ne me sens toujours pas "à mon goût". Plus je perds du poids, et plus j'en veux encore, et encore. Je n'en ai pas assez, je ne me trouve toujours pas belle, j'ai l'impression de peser des centaines de kilos, je veux maigrir encore.
Le deuxième et unique autre aspect plus négatif, et, j'en conviens, j'en suis seule fautive, c'est l'aspect de mon corps. Après avoir pris du poids, puis perdu, puis encore pris, beaucoup, puis perdu énormément, ma peau m'a dit "merde". Je n'ai pas eu le courage/l'intelligence de faire du sport régulièrement pendant ma perte de poids, et, pas la peine de vous faire un dessin, je n'ai pas retrouvé le corps plus ou moins ferme de mes 15 ans. C'est pourquoi je me suis décidée à faire (un peu) de sport de temps en temps, histoire de raffermir "tout ça". N'étant pas un modèle de discipline et de volonté, je ne peux pas encore vous parler des résultats de ces petits exercices (dénichés sur le net, faut pas pousser, la salle de sport, c'est loin), mais peut-être y reviendrai-je un jour.


Du XXL au M.


Je n'affirme pas haut et fort que le végétalisme fait des miracles en matière de santé, ni qu'il s'agit d'un "régime" efficace.
Si vous souhaitez vous lancer, faites-le pour chaque animal que vous épargnerez aux repas. Faites-le pour vivre dans le respect de l'Autre et de la Vie dans sa globalité. Faites-le pour vivre en paix avec vous-même.

Je suis également loin, de par cet article, de fustiger les personnes souffrant d'obésité, ni même de dire que c'est facile de perdre du poids. Ca ne l'est pas, c'est un combat de chaque instant, c'est extrêmement difficile psychologiquement de devoir vivre au quotidien avec des kilos en trop et d'essayer à tout prix de les perdre. J'ai été dans cette situation, et ne peux qu'encourager chaque personne qui souhaite maigrir, cela demande énormément de courage (et non, tout ceci n'est pas qu'une question de "volonté").


Voilà pour aujourd'hui, bonne soirée à vous!




jeudi 29 mai 2014

Liebster Awards

C'est grâce à Larissa, du blog Bruxelles*Vega, que j'ai découvert les Liebster Awards.

Le principe consiste à taguer onze blogs participants, afin de les faire connaître un peu mieux, de répondre à onze questions qui leur sont posées, décrire onze choses qui les caractérisent, et taguer à leur tour onze blogs en leur posant des questions.








Habituellement, j'aime assez parler de moi, ça doit être mon petit côté égocentrique qui ressort.

Commençons donc par onze petits détails à mon sujet.

1) J'ai un abonnement à la télévision numérique, alors que je ne la regarde jamais. Ma télévision ne fonctionne peut-être même plus, je n'en ai carrément aucune idée.

2) J'habite un petit village presque perdu, à la campagne. Mais j'aime ça, c'est calme et très joli...



3) La musique fait partie intégrante de ma vie. Je me souviens, petite, avoir eu un immonde petit cassettophone (je vous assure que ce mot existe) multicolore, avec un petit micro dans lequel je crachais mes poumons à longueur de journée. Mes parents devaient être ravis... Entre-temps, heureusement, mes talents se sont un peu améliorés, j'ai pris des cours de chant, j'ai chanté dans une chorale aussi, j'ai joué de la flûte traversière et commencé un peu de guitare. Actuellement, je me contente de chanter dans mon salon, en faisant tourner en boucle les mêmes playlists Spotify (et là, pour le coup, ce sont mes voisins qui doivent être ravis...).

4) J'aime la bière. Vraiment beaucoup. Pas au quotidien, mais à l'occasion, j'en (ab)use un peu. Ma préférée, mon alter ego houblonné, est sans doute aucun la Mystic cerise. Une vraie histoire d'amour, elle et moi.
D'ailleurs, puisqu'on parle alcool, j'en profite pour vous inviter à visiter le site suivant : Barnivore où vous trouverez la liste de tous les alcools qui conviennent aux végéta*iens.

5) Je suis une calamité lorsqu'il s'agit de préparer de la pâtisserie. Preuve en est, ma rubrique desserts n'est pas franchement très fournie. Et croyez-moi, c'est bien mieux comme ça.

6) Je me suis inscrite à la newsletter d'E.L.F. C'était pas l'idée du siècle. Entre le bon réduc à l'occasion de mon anniversaire, le bon pour une réduc de 10% sur tout le site, et j'en passe... Mon compte en banque tire un peu la tronche. Et ma salle de bains est trop remplie.

7) J'ai l'impression d'être un peu allergique aux poils de chats. Ce qui est assez embêtant, quand on en a huit (des chats, pas des poils).

8) Je suis devenue végétarienne, puis végétalienne, du jour au lendemain. Ca ne m'a pas paru difficile. Et pourtant, je n'arrive pas à arrêter de fumer, alors que ça ne doit pas être beaucoup plus compliqué.

9) J'ai quelques petits piercings. En ce moment, j'en fais un tous les mois. Je ne sais pas si c'est pour le plaisir de souffrir ou pour le rendu esthétique par la suite, ou un peu des deux. En tout cas, une chose est sûre : à ce rythme-là, je finirai en passoire.

10) En ce moment, j'ai un peu la flemme de cuisiner. Alors le plus souvent, je mange des tartines au pâté végétal. Ou des trucs vite faits. Ou parfois même rien du tout. Je suis en panne d'inspiration culinaire.

11) Pour mon anniversaire, j'ai reçu ce qui est sans doute le plus beau veg-cadeau que l'on puisse recevoir : le Veganomicon.

Je ne le prête pas, ne le donne pas, je le garde très égoïstement pour moi!


Malgré un plaisir certain à parler de moi dès que j'en ai l'occasion, c'était pas évident de trouver onze choses qui me caractérisent, et qui, accessoirement, pouvaient vous intéresser. Ou pas, remarquez.




Les réponses aux onze questions posées par Larissa :

1) Qu'est-ce qui vous a poussé à créer votre blog?
J'avais envie de pouvoir partager, à plus large échelle que les réseaux sociaux ou les forums, mes idées et mes convictions.
Avoir un endroit rien qu'à moi pour parler, au départ plus pour moi que pour les autres.

2) Avez-vous de la bonne musique à recommander?
J'ai des goûts musicaux assez variés, cela va du simple rock au plus gras des metal, en passant par le reggae et un peu de pop.
Si je ne devais retenir qu'une seule et unique chanson, sans doute ma préférée parmi toutes, mon disque d'or à moi, ça serait probablement celle-ci, Janis Joplin - Cry Baby :


3) Qu'est-ce qui vous inspire le plus au quotidien?
Un peu tout à la fois, et rien en particulier. La nature et mes animaux, la musique aussi.

4) Quels pays avez-vous déjà visité?
On a très peu voyagé avec mes parents, mon père n'ayant pas vraiment l'âme d'un grand explorateur. J'ai donc été en France, en Italie, et évidemment dans les pays limitrophes à la Belgique : l'Allemagne (où je vais d'ailleurs plusieurs fois par mois pour y faire mes courses), les Pays-Bas et le Luxembourg.

5) Quelle est votre activité préférée à faire avec des enfants?
Je n'ai pas d'enfants, et ne suis pas amenée à en côtoyer souvent...

6) Qu'est-ce qui vous met de bonne humeur au quotidien?
Mes chats tellement câlins et attachants, doux et discrets, mes chiens si calmes et si sages (ou pas, tout ceci est très ironique).
Plus sérieusement, la présence de mes poilus qui sont toujours là, aussi bien quand tout va, que quand rien ne va, de la musique au saut du lit, des relations amicales et professionnelles agréables... Tout cela suffit à me faire conserver ma bonne humeur au quotidien.

7) Quel est le dernier livre que vous avez aimé, et pourquoi?
"Les Morues", de Titiou Lecoq.
J'ai acheté ce livre un peu par hasard tout récemment, et l'ai dévoré en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
J'ai aimé le style tout à fait particulier de ce roman, un peu d'enquête sur un hypothétique meurtre, des histoires de filles, du féminisme, de la musique (oui oui, je vous laisse découvrir ça), du sexe,... Un mélange qui paraît un peu improbable, et qui pourtant, en fait l'un des romans que j'ai préféré, moi qui suis pourtant (enfin, surtout qui ai été) une grande dévoreuse de livres.

8) Et le dernier film que vous avez apprécié?
Je ne regarde que rarement des films, et plus généralement la télévision, pour une seule et bonne raison : mes yeux se ferment sans que je leur en aie donné l'ordre, et de manière systématique, au bout d'une heure seulement.
En revanche, la dernière fois que je suis parvenue à ne pas m'endormir devant le petit écran, c'était lorsque j'ai visionné Vegucated.

9) Quel est l'endroit au monde que vous aimez le plus, et pourquoi?
L'endroit que j'aime le plus est celui où je me sens le mieux : chez moi. Entourée de mes affaires, des mes animaux, de tout ce que je connais, je m'y sens en sécurité.

10) Pour les vegans : êtes-vous aussi accros à la levure de bière maltée? Sinon à quoi?
Pour les non-vegans : qu'est-ce qui vous attirerait vers une alimentation qui repose moins sur les animaux?
Je n'apprécie pas particulièrement la levure de bière maltée.
S'il y a bien une chose à laquelle je suis accro, c'est le lait de soja au chocolat du matin. Sans ça, la journée commence mal, très mal.

11) Quel est le message principal que vous aimeriez donner?
Je n'ai pas de long discours à faire, puis il paraît qu'en musique, les choses passent toujours mieux, alors...






C'est à vous de jouer!
- Maman végétarienne du Québec
- La Végé du quartier ouvrier
- Nouveau Vegan
- Scarolles & Co
- Delphkitchen
- Sécotine fait sa maligne
- Plaisir Vegan
- Capharnaum féminin
- Peuvent-ils souffrir?
- Do you speak vegan?
- Le blog d'Ana


Les onze questions que je vous pose :
1) Quel est votre plat végétal préféré?

2) La chose qui pourrait vous faire hurler de joie, presque de façon hystérique?

3) La chanson qui passe en boucle chez vous en ce moment? Celle que vous pourriez écouter toute la journée jusqu'à la fin des temps?

4) Plutôt ville ou plutôt campagne? Pourquoi?

5) La chose qui vous révolte le plus?

6) Quel est le fait d'actualité récent qui vous a le plus marqué?

7) Quel est le fruit dont vous ne pouvez pas vous passer? Comment avez-vous l'habitude de le consommer?

8) Depuis combien de temps existe votre blog? Avez-vous déjà pensé à le supprimer ou le refaire complètement?

9) Le dernier musée que vous avez visité? Ca vous a plu?

10) Le livre que vous avez acheté mais jamais lu?

11) Triez-vous vos déchets? Pensez-vous que ça soit un geste suffisant et efficace pour la planète?



N'oubliez pas de faire tourner aux blogs de votre choix, et encore merci à Larissa pour cet Award!




samedi 26 avril 2014

Et si on parlait d'autres choses?

Vous l'avez certainement remarqué, mon blog a quelque peu changé, il arbore désormais des couleurs plus girly, plus claires, plus fraîches.

Après une présence en pointillés depuis plusieurs mois, j'ai décidé de reprendre les mises à jours et les nouveaux articles de manière plus assidue.

Non, je n'ai pas forcément plus de temps qu'avant, bien au contraire même.
Figurez-vous que j'ai trois chiens et huit chats dont je dois m'occuper au quotidien. Oui, tant que ça.
Un boulot à plein temps.
Du ménage à faire chaque jour.
Des gamelles et des caresses à distribuer.
Des repas à préparer.

En plus de cela, j'ai commencé... enfin, "j'ai" n'est pas tout à fait exact, en réalité, c'est plutôt mon père qui a commencé un POTAGER.
C'est un projet que j'avais déjà pu réaliser dans le jardin de mon ancienne maison, et que je souhaitais recommencer après mon déménagement.
Je parlerai peut-être de ce projet et de mes récoltes dans un/de prochain(s) article(s). Si ça pousse, évidemment. Parce qu'il paraît que je n'ai pas tout à fait la main verte. Et c'est un euphémisme. Et que les personnes qui me connaissent IRL ne se permettent pas de rire. Pas même de sourire.
Mes expériences avec les plantes sont réellement désastreuses, et ce n'est pas faute de ne pas y mettre du mien, bien au contraire. J'aime les plantes, qu'elles soient comestibles ou non, j'aime la nature et les fleurs, j'aime voir toute cette verdure pousser et évoluer, les animaux s'y installer l'espace de quelques secondes.
Sauf qu'il suffit que je regarde la moindre petite fleur, que j'arrose le moindre brin d'herbe ou que je sème la moindre graine, pour que rien n'aille plus. Tout meurt. Même lorsque je m'applique et que je prodigue les meilleurs soins possibles.
Je n'ai donc pas la main verte.
Mais qu'importe, je suis pleine d'espoir. Et pleine de bonne volonté. Et d'ambition.
Ne reste plus qu'à planter maintenant!
(Et c'est promis, je vous ferai part de l'évolution [ou non] de ce grand projet.)

Ah oui, tout ça pour vous expliquer que non, je n'ai pas trouvé de formule magique pour avoir des journées extensibles à souhait. Malheureusement.
Figurez-vous que j'ai bien moins de temps qu'avant. Je vis désormais seule, si on peut parler de vivre seul quand on est entourés de trucs poilus plus ou moins gros omniprésents.
Il n'y a plus de Mr.Pilou. Ne soyez pas déçus, je ne l'ai pas été. En tout cas je n'ai pas regretté son départ. Mais là, on s'embarque sur un tout autre sujet que je ne développerai pas plus. En tout cas, pas pour l'instant.
Bref, je suis donc seule à m'occuper de tout, et vous pouvez imaginer à quel point mes journées sont remplies.

Mais finalement, et de façon assez contradictoire, me retrouver seule et sans plus une minute à moi m'a permis de réfléchir et de penser un peu à moi.
Je me suis rendue compte que j'étais enfermée dans un quotidien qui ne me convenait pas, que je pensais trop aux autres avant de penser à ma petite personne, et que je méritais aussi de me faire plaisir de temps en temps.
J'ai donc recommencé à prendre soin de moi. Oh je vous rassure, je prenais ma douche chaque matin, mais ça s'arrêtait là. Des fringues sorties au hasard dans ma garde-robe, des cheveux noués et emmêlés. Et puis c'était tout.
C'est avec, d'abord, stupeur, effroi et incompréhension qu'il y a seulement quelques mois, je me suis penchée sur les cosmétiques. Et je ne parle pas ici de shampoing ou de gel douche. Le maquillage. Un véritable casse-tête quand on n'y connaît rien. Et être vegan ajoute une difficulté supplémentaire à la chose.
Je vous ai déjà parlé d'Alverde, cette marque allemande qu'on retrouve dans la chaîne de magasin DM. Ils proposent également un large choix de maquillage. C'est donc tout naturellement que j'ai fait un petit, tout petit stock de produits, des incontournables aux moins essentiels. J'ai, parallèlement à mes achats, pris pas mal de conseils et idées sur le net et ailleurs (merci les copines!).
Et je vous propose donc, désormais, de retrouver sur mon blog, une rubrique dédiée spécifiquement aux cosmétiques.

Vous vous en doutez, après une aussi longue absence, j'ai encore beaucoup à vous raconter. Mais chaque chose en son temps.

samedi 9 mars 2013

"Petit végétarien gourmand" de Marie Laforêt

Les enfants...
Ah, les enfants!

Il est plus que certain, pour moi en tout cas, que mes hypothétiques enfants seront vegan.
En effet, je ne conçois pas avoir choisi pour moi un mode de vie sain et éthique, et ne pas transmettre ces valeurs à mes descendants.


Être vegan, ce n'est pas uniquement manger différemment des autres et acheter d'autres produits.
Être vegan, c'est bien plus que cela.
Non seulement, c'est un mode de vie plus éthique, mais c'est surtout la prise de conscience de la notion de respect, de tolérance et d'amour. Et c'est exactement dans ce climat que je veux voir grandir mes enfants.
A quoi bon leur apprendre le respect des animaux, de la planète, l'amour de l'autre sans frontière, si c'est pour les nourrir avec ces êtres qu'ils sont censés respecter et aimer?


Oui, je sais ce que vous allez me dire. Qu'on ne peut décemment pas élever son enfant vegan. Que c'est dangereux pour leur santé. Qu'ils seront toujours pâles et maigres. Qu'ils vont mourir, aussi, comme ce fameux bébé-végétalien-qui-est-mort-et-dont-les-parents-ont-été-accusés. Que c'est de la maltraitance. Que je ne peux pas obliger mes enfants à partager mes idées saugrenues. Que les enfants doivent pouvoir faire leurs propres choix.
Vous voulez savoir ce que moi, j'ai à dire à ce propos?
- Si, on peut élever son enfant vegan, quelques uns l'ont été et le sont toujours, encore plus aujourd'hui probablement.

- Non, le végétalisme pour un enfant n'est pas plus dangereux que pour un adulte, si tous ses besoins sont comblés.

- Non, un vegan n'est pas pâle et maigre, j'en suis la preuve!

- Non, un enfant vegan ne meurt pas. Ils ne sont pas indestructibles, mais n'ont pas plus de "chance" de mourir qu'un enfant omnivore.

- Le veganisme étant un mode de vie appelant au respect, je ne me vois pas maltraiter mes enfants, je ne compte ni les affamer, ni les frapper, ni les torturer psychologiquement, soyez rassurés.

- Si, j'ai le droit, il me semble, d'élever mes enfants avec les idées auxquelles je crois. Chaque parent élève son enfant avec ses idées, sa façon de penser et son mode de vie. Je ne me suis jamais permise de critiquer ces choix.

- Les enfants doivent faire leurs choix, je suis entièrement d'accord. Toutefois, quand on élève un enfant, on l'oblige plus ou moins à tout, parce qu'un enfant n'est pas autonome. Dès le début de sa vie, on choisit pour lui le biberon ou le sein. De le laisser pleurer ou de le réconforter de suite. De l'habiller avec des vêtements qui nous plaisent. On choisit aussi s'il sera baptisé, s'il devra croire en un dieu, s'il pourra frapper son chien ou dormir avec son chat. On choisira également dans quelle école il ira, les activités extra-scolaires qu'il fera. On choisira de le laisser aller en boîte de nuit ou au théâtre. Tout comme on choisira s'il mangera de la viande ou non, des produits laitiers ou non.
Oui, quand on a un enfant, on fait beaucoup de choix à sa place.
Et quand on a un enfant, lui apprendre le respect, l'amour et la tolérance sont des bases, bases d'une vie harmonieuse et heureuse.


Marie Laforêt, auteure du blog 100% Végétal a écrit, en collaboration avec Ludovic Ringot, diététicien, un livre de recettes spécialement pour les minis-végétariens et minis-végétaliens.

Comme on l'attend d'elle, un livre haut en couleur, avec des recettes simples et savoureuses, pour régaler les papilles des enfants!

Le livre, par ici!
Des recettes, des informations, un livre tout à fait complet pour ceux qui, comme moi, ne conçoivent pas élever leurs enfants autrement que de façon vegan.

samedi 10 novembre 2012

"Mais tu vas un peu loin là!" - Ou pourquoi je suis devenue végétalienne.

La suite de mes réflexions : pourquoi je suis passée au végétalisme.



Quand je suis devenue végétalienne, j'ai souvent entendu "Mais tu vas trop loin!", "Tu exagères" ou encore "Les vaches ou les poules ne meurent pas si tu bois du lait ou si tu manges des oeufs". Et bien détrompez-vous...

Le végétalisme désigne une démarche alimentaire qui consiste à, non seulement, ne plus consommer de chair animale, mais aussi ne plus consommer de "sous-produit" d'origine animale (produits laitiers, oeufs, miel).


Les produits laitiers

Ne sont, quoi qu'on en dise, pas "nos amis pour la vie" comme le chantent les trois petits squelettes dans la fameuse publicité.

Quand on y réfléchit, l'humain est le seul mammifère qui, non seulement, boit le lait qu'un autre mammifère produit pour sa progéniture, mais qui, en plus, en consomme une fois le sevrage terminé!

Dire que la production de produits laitiers n'entraîne ni souffrance ni mort est faux, totalement faux. L'industrie du lait tue tout autant que l'industrie de la viande, mais cela est bien souvent oublié ou méconnu.

Pour qu'une vache (ou tout autre mammifère à qui on vole le lait, d'ailleurs) produise du lait, il faut qu'elle ait un veau.
Si ce veau est une femelle, elle sera gardée afin, à son tour, de produire du lait.
Si ce veau est un mâle, il ne "sert à rien" et sera donc envoyé à l'abattoir pour le retrouver... dans des barquettes, au supermarché, prêt à cuire.
Donc pour que vous puissiez boire du lait, il faut que la vache produise du lait. Pour qu'elle produise ce lait, il faut qu'elle ait un veau. Et pour qu'elle ait un veau... Non! Non, la vache ne gambade pas dans le pré avec le taureau, non, il n'y a ni danse de l'amour, ni préliminaires, ni séduction, ni rapport sexuel consenti. Non, pour que la vache ait un veau, elle est inséminée artificiellement. On lui injecte directement le sperme récolté chez un taureau, et c'est parti pour la gestation.
Je n'ai jamais été enceinte, mais je lis beaucoup de témoignages de femmes l'ayant été. Porter un enfant, c'est fatiguant, c'est parfois douloureux, et l'expulsion n'est pas forcément une partie de plaisir.
Pour la vache, c'est pareil. Et ça n'est pas plus amusant.
Une fois que le veau est né, il reste quelques temps avec sa mère, puis lui est retiré. Moment déchirant pour la mère qui se voit enlever son bébé, celui qu'elle a nourri, nettoyé, aimé, avec qui elle a communiqué (à sa manière peut-être, mais communiqué quand même). Moment de panique aussi, autant pour la vache que pour son tout petit veau qui se demande ce qu'il se passe, qui va devoir apprendre à vivre sans sa maman beaucoup trop tôt.

Pourquoi retire-t-on le veau à sa mère, à votre avis? Et bien pour récolter son lait! Si le veau restait avec sa mère, il boirait ce lait que vous consommez. On lui retire donc, et comme dit précédemment, les femelles connaîtront le même malheureux sort que leur mère, les mâles eux seront servis dans vos assiettes.
Les vaches laitières connaissent des conditions de détention pareilles aux vaches "à viande", de petits espaces confinés ou une vie au pré (selon la chance qu'elles auront), des traites chaque jour à l'aide de machines, machines qui leur occasionnent douleurs et blessures.
Lorsqu'elles ne produisent plus assez de lait, si elles sont jeunes, elles connaîtront à nouveau la "joie" de l'insémination. Si elles sont déjà plus âgées (encore que, une vache n'est pas "vieille" à 5 ans), elles seront alors envoyées à l'abattoir pour connaître le même sort que leurs veaux mâles.

Quelle belle vie que celle des vaches laitières, n'est-ce pas? Quoi? Vous ne trouvez pas ça amusant? Elles non plus!
Servir de ventre sur pattes pour produire de la viande, avant de se voir elles-mêmes transformées en viande, servir de pis vivant, de producteurs de lait pendant plusieurs années, sans respect, sans reconnaissance, avec des gestations l'une après l'autre, voilà la vie que mènent ces vaches qui produisent votre lait, votre fromage ou votre beurre.



Les oeufs

"Les poules pondent, c'est bien naturel!". Non, à l'origine, les poules ne pondaient pas un oeuf par jour durant toute l'année.
Une sélection, effectuée évidemment par l'homme, a permis d'avoir actuellement des poules qui pondent à la chaîne, pour les besoins de l'humain.

Pour la production de poules pondeuses, il faut évidemment qu'il y ait reproduction. Et, comme pour les vaches et leurs veaux mâles, les poussins mâles sont considérés comme "indésirables". Ils sont donc broyés vivants, plus facile et plus rapide que s'il fallait les tuer selon la méthode d'abattage que j'ai décrite dans mon précédent article. Hop, tous au broyeur, et on n'en parle plus. Voilà comment ça se passe. Et les poussins femelles serviront, comme leurs mères, à pondre à la chaîne.

Parlons un peu des conditions de "vie" des poules. Comme vous le savez, sur les oeufs du commerce, on retrouve différents codes selon de le mode de "vie" de la poule qui a pondu.
Revoyons-les ensemble :
3 -> poules vivant en cage, ce qui signifie dans un hangar, les cages entassées les unes sur les autres, sans possibilité de bouger bien souvent. Et aussi sans lumière, sans accès extérieur.
2 -> poules vivant au sol, ce qui signifie toujours en bâtiment fermé, sans accès extérieur et sans lumière, avec un tout petit peu plus de place que les poules en cage (là on parle de moins de deux feuilles A4 par poule pour les poules au sol, contre une feuille A4 par poule pour les poules en cage, imaginez-vous!)
1 -> poules élevées en plein air, ce qui signifie qu'elles ont un accès à l'extérieur, mais toujours peu de place par poule en intérieur.
0 -> poules élevées de manière "bio", ce qui veut dire qu'elles bénéficient aussi d'un accès à l'extérieur, mais sont nourries avec des aliments bios.

Plus de détails ici : Etiquetage des oeufs - L214

On pense qu'il est mieux d'acheter des oeufs de code 0 ou 1. Bien sûr, c'est mieux étant donné que la poule a un peu plus de liberté.
Mais cela n'empêche malheureusement pas le sort que connaissent les poussins mâles broyés, qui le seront quel que soit le code mentionné sur l'oeuf.
Ca n'empêche pas, également, que la poule une fois devenue moins rentable, soit envoyée à l'abattoir pour, vous l'avez compris maintenant, se retrouver en barquette en supermarché.

Quel que soit l'oeuf acheté, il y a mort et souffrance derrière : le broyage des poussins mâles, la naissance de nouvelles poules pondeuses qui connaîtront le même sort que leurs mères, l'abattage des poules une fois moins rentables, des conditions de vie désastreuses.



Le miel

"Ah non, le miel ne tue pas!"
Bon, j'avoue que concernant le miel, on manque d'informations.
Quoi qu'il en soit, la récolte du miel est bel et bien une exploitation, dont les abeilles qui le produisent sont les victimes innocentes.

Les abeilles produisent le miel, miel qui est ensuite récolté par les apiculteurs.
Dans certaines exploitations, un gaz est injecté dans la ruche avant la récolte du miel. Selon moi, si on injecte un gaz dans la ruche pour récolter le miel tranquillement, c'est bien que ce gaz en question a un effet sur les abeilles.
Imaginez-vous, tranquillement, dans votre cuisine, à préparer le repas du soir, quand tout à coup, vous remarquez un gaz qui envahit la pièce. Quelle est votre réaction? Vous paniquez, vous tentez de fuir, c'est exactement ce que font les abeilles face à cette intrusion.
Dans d'autres exploitations, une fois la récolte effectuée, on brûle tout simplement la ruche, avec comme vous vous en doutez, les abeilles à l'intérieur... Elles périssent donc brûlées vives, sans autre forme de procès.

Le miel, si les abeilles en produisent, ce n'est pas pour rien. Elles ne le produisent pas par altruisme pour les humains, non, elles le produisent pour elles, et s'en servent de nourriture l'hiver. Nourriture qui leur est volée, pour notre (enfin, en l'occurence, votre) consommation, pour un plaisir gustatif, alors que le miel n'est pas vital, loin de là, pour la survie de l'humain.




Vous l'aurez compris, d'autres productions que celle de la viande tuent. Et même tout autant.
Ce sont non seulement ces meurtres en masse que je refuse et que j'ai décidé de ne pas cautionner, mais également l'exploitation de l'animal pour se nourrir.

Le corps humain n'a pas besoin de viande ou de lait, on peut trouver tous les nutriments nécessaires, toutes les vitamines (sauf la très controversée vitamine B12) dans les fruits, légumes, céréales, légumineuses, etc. Alors pourquoi continuer à tuer, alors qu'on pourrait se nourrir plus sainement tout en respectant les animaux innocents?

J'ai été élevée dans le respect de l'autre, et "l'autre" désigne tout animal, qu'il soit humain ou non. Je vis maintenant dans ce respect, valeur qui m'a été inculquée, dans l'harmonie et en suivant mes convictions.
Je ne cherche pas à convaincre ou à justifier mes choix à tout prix. Je ne veux pas obliger qui que ce soit à suivre la même voie que je suis, la voie du respect. C'est un choix personnel, et chacun doit décider du chemin qu'il souhaite prendre.
Mais je tenais tout de même à expliquer ma démarche, démarche qui se veut éthique et respectueuse, que tant de gens aiment critiquer et montrer du doigt.
Ces gens-là n'ont probablement pas reçu la même éducation que la mienne, j'ai été élevée dans le respect de l'autre, et c'est justement là que se trouve la raison de ma démarche. Le respect de l'animal et le respect de la vie.

"Pourquoi?" ou quelques explications de ma démarche végétarienne

Le commencement de ma démarche : le végétarisme.


Quand je suis devenue végétarienne, on me demandait souvent "Pourquoi?". Je pense qu'il est intéressant que je mette mes idées et réflexions sur ce blog, pour expliquer mes choix.

Être végétarien, selon la définition qui en est donnée dans les dictionnaires, consiste à ne plus consommer de chair animale.

La viande

On retrouve dans son assiette la viande issue de divers animaux : viande de vache, de poulet, de veau, de cochon, de mouton, de lapin, de biche, d'autruche ou de cheval.
Quel crime ont bien pu commettre tous ces animaux pour mériter un tel sort? Qu'ont-ils bien pu faire aux "humains" pour qu'ils soient ainsi tués en masse?

A vous qui pensez consommer de la viande d'animaux tués "proprement" et sans douleur, d'animaux qui ont eu une belle vie (le pré, la nourriture de qualité, les caresses, le respect) et qui ne sont envoyés à l'abattoir qu'une fois vieux (rappelons quand même qu'il est commun de consommer des bébés également, oui oui, le veau n'est autre que ce mignon petit être qui joue dans le pré voisin, ce veau-là se retrouve ensuite dans votre assiette!), à vous tous qui croyez à ce presque conte de fées, je vais vous raconter la véritable histoire, qui s'apparente plutôt à une histoire d'horreur.

Les animaux, la plupart du temps, sont détenus dans des conditions épouvantables : boxes individuels dans de grands hangars, cages empilées les unes sur les autres, prés sans abris, sans avoir bien souvent la possibilité de courir, de se dépenser, de jouer, de se reposer au soleil, voire même de bouger une patte ou de se coucher.
On coupe le bec des poulets, on castre les porcelets, on arrache les cornes des veaux, sans anesthésie. Pouvez-vous imaginer la douleur que ces mutilations provoquent à l'animal qui les subit? Ces animaux "à viande" sont nourris aux antibiotiques et aux compléments depuis leur plus jeune âge, parce que forcément, vivre ainsi les uns sur les autres augmente le risque de maladies (on en avait eu un aperçu lors des épisodes de la vache folle, de grippe aviaire, entre autres), ce qui fait que la viande produite avec leur chair n'est autre qu'un bout d'animal mélangé avec divers médicaments, compléments et autres joyeusetés. Appétissant tout ça...
Une fois arrivés à "maturité" (entendons par là que les animaux ont assez de chair prête à être consommée), vaches, veaux, cochons, lapins, chevaux, poulets, sont entassés dans des camions, les uns sur les autres, et partent ainsi pour l'abattoir... Après le trajet interminable, il faut trier. Oui, trier : sortir les animaux morts pendant le trajet, accueillir les survivants, et les emmener vers leur destination finale.
La première étape de l'abattage, c'est l'étourdissement. On aime penser que grace à cette étape, l'animal ne sentira rien ensuite, un peu comme anesthésié avant d'être découpé et trié en barquettes sous-vides. Sauf que l'étourdissement est bien souvent raté. Soit la personne chargée de cette étape doit s'y reprendre à plusieurs reprises, ce qui engendre un stress immense pour l'animal sacrifié, avant de réussir son coup, ou alors l'animal n'est qu'à moitié étourdi. Contrairement aux croyances, ces ratés ne sont pas des exceptions.
Il y a aussi l'ébouillantage des animaux, pour retirer sans trop de peine les poils/les plumes : on plonge alors l'animal dans une cuve d'eau bouillante. Inutile de vous dire qu'il arrive fréquemment que des animaux encore vivants et conscients soient immergés dans la cuve, se débattent encore et encore, brûlés, souffrants le martyr, affolés par ce qu'il leur arrive. L'égorgement, où on tranche la gorge de l'animal, la découpe des cadavres pour en retirer la viande, sont d'autres étapes pour passer de l'animal innocent à l'assiette.

Il arrive parfois que les animaux, après avoir été étourdis, égorgés, ébouillantés, soient toujours vivants arrivés à l'étape de la découpe. Oui, certains animaux luttent coûte que coûte, jusqu'au bout, pour leur survie, certains passent des heures à subir les pires traitements qui soient, conscients, affolés, à se demander ce qui va leur arriver.

Je ne suis pas entrée dans les détails, et n'ayant jamais visité d'abattoir (étrangement, les visites sont la plupart du temps refusées, tirez-en vos propres conclusions) je ne peux pas décrire avec précision les différentes étapes du meurtre d'un animal. Mais je pense que c'est déjà bien de savoir tout cela.


Le poisson

Le poisson, quoi qu'on en pense, est un animal à part entière. Bien sûr, il ne vit pas sur terre, dans les champs à la campagne. Ca n'en est pas moins un animal conscient et pensant, mais aussi un animal sentient!
Le poisson, lorsqu'il ne vit pas en captivité dans des bassins, est pêché dans les mers et océans. Les eaux étant polluées, on peut donc en conclure que les animaux aquatiques y vivant sont eux aussi contaminés par cette pollution. Contrairement à ce qu'on s'entend dire, que "manger du poisson est sain", n'est malheureusement pas totalement vrai, à moins qu'on ne soit d'avis que manger des aliments pollués est bon pour notre santé.
Le poisson est pêché par tonnes, dans d'énormes filets. Une fois le filet rempli, il est remonté dans le bateau, où sont déversées les tonnes de poissons pêchés. Comme les filets sélectifs n'ont pas encore été inventés, lorsqu'on pêche ainsi le thon, on "ramasse" aussi d'autres espèces, de la crevette au dauphin, mais aussi certaines espèces qui ne sont pas consommées. Les poissons sont triés sur le bateau, les "indésirables" sont rejetés à la mer à moitié morts s'ils ont de la chance, morts tout court dans le pire des cas.
Les poissons pêchés pour la consommation humaine sont ensuite plongés dans des bacs de glace pour préserver leur fraîcheur. Alors qu'ils agonisent déjà depuis bien trop longtemps à l'air libre (rappelons qu'un poisson ne peut que respirer sous l'eau...), ils doivent ensuite braver la glace. Ils se battent pour survivre, tentent désespérément de trouver un peu d'air, et en plus de cela ils sont gelés!
L'agonie des poissons est, il est vrai, silencieuse, elle n'en est pas pour autant indolore. Il suffit de les voir ouvrir et fermer la bouche, se débattre jusqu'à ce qu'ils soient forcés d'abandonner le combat.
Les poissons d'élevage connaissent plus ou moins le même sort, l'agonie à l'air libre, le froid une fois jetés dans la glace, mais eux, au lieu de la pollution des eaux, sont nourris aux antibiotiques, comme tout animal d'élevage.
Quand je dis "poisson", cela signifie les animaux à écailles qui nagent et communiquent entre eux, mais également des crustacés et mollusques, tels que le homard, le crabe ou les moules.
Le homard que vous attachez bien serré pour ne pas qu'il se défende, que vous plongez ensuite vivant dans une marmite d'eau bouillante, ce homard que vous dégustez ensuite lors de grands repas de fête, et bien croyez-moi, ce homard, ébouillanté vivant, souffre le martyr avant d'abandonner le combat et que vous le dégustiez.
Comment peut-on encore penser qu'un poisson ne souffre pas? Comment peut-on penser qu'il n'est pas, lui aussi, un animal vivant et conscient?




Outre la viande et le poisson, j'ai également décidé d'éliminer de mon alimentation les additifs provenant d'animaux tués, la gélatine de porc (qu'on n'extrait pas au porc alors qu'il se roule joyeusement dans un bain de boue, que les choses soient claires) ainsi que la présure, tirée de l'estomac du veau (et là encore, on ne la lui retire pas pour le laisser jouer avec d'autres petits veaux ensuite, évidemment).


On entend souvent des personnes se dire végétariennes alors qu'elles consomment du poisson... Jusqu'à preuve du contraire, le poisson n'est ni cultivé dans les champs, ni en serre, et ne pousse pas non plus dans les arbres où il est cueilli ensuite. Non, le poisson est lui aussi un animal, et une personne consommant du poisson n'est pas végétarienne.